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Publié le 18 Janvier 2017

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1947

Quatrième de couverture :

Lafleur est un peintre au talent extraordinaire. Non que ses tableaux soient d'une qualité artistique hors du commun, mais ils ont la faculté de rassasier ceux qui les regardent. Comme s'ils venaient d'avaler un bon pâté en croûte ou une crème au chocolat ! Un tel don ne peut laisser longtemps indifférents journalistes et marchands d'art... Une savoureuse nouvelle fantastique qui décrit avec humour et ironie le milieu de l'art.

Mon avis :

Voici une nouvelle extraite du recueil Le Vin de Paris, à la touche fantastique digne du Passe-muraille : un peintre dont les tableaux seraient dotés de vertus nutritives...

Outre cette idée amusante, j'ai vraiment bien aimé l'ironie de l'auteur au sujet des critiques d'art, parfois si insensés, pompeux et péremptoires...

Entre les discours aussi raffinés que ridicules de ces "connaisseurs" au sujet des tableaux de Lafleur, les diatribes malhonnêtes de son rival jaloux et la cupidité du marchand d'art, chacun cherche à tirer son épingle du jeu, et la nouvelle ne manque pas d'humour !

Plusieurs questions intéressantes peuvent d'ailleurs être soulevées : Faut-il nécessairement être un "expert" pour apprécier l'art ? Comment un critique peut-il prétendre interpréter une œuvre dont il n'est pas le créateur ? D'où vient la valeur pécuniaire astronomique de certains objets d'art, et est-elle justifiable ?

La bonne peinture, de Marcel Aymé

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Rédigé par Perrine

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Publié le 13 Décembre 2015

Genre : Textes courts

Date de parution : 1997

Quatrième de couverture :

"C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule. Parfois, on a envie de la croquer. Ce n'est pas bon, un peu amer, mais frais comme la cuisine de onze heures, cuisine de l'eau froide, des légumes épluchés - tout près, contre l'évier, quelques carottes nues brillent sur un torchon, finissent de sécher.

Alors on parle à petits coups, et là aussi la musique des mots semble venir de l'intérieur, paisible, familière. De temps en temps, on relève la tête pour regarder l'autre, à la fin d'une phrase ; mais l'autre doit garder la tête penchée - c'est dans le code. On parle de travail, de projets, de fatigue - pas de psychologie. L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes, mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis :

- Il y aura juste le pain à aller chercher. »

Mon avis :

J'ai vraiment beaucoup aimé ce recueil. Je me suis plongée dans ces fragments de plaisirs et de découvertes des sens, qui font écho à mon vécu, ma culture et mes souvenirs d'enfance : phrases devenues clés, parfums, paysages et sensations au fil des saisons...

"L'inhalation", "On pourrait presque manger dehors", "La bicyclette et le vélo", "Lire sur la plage"... Ces textes m'ont enchantée : ils sont si bien écrits qu'ils éveillent l'imagination de nos sens et nous procurent de véritables sensations. Ils relèvent d'une philosophie qui nous incite à savourer les petits plaisirs de la vie et le bonheur de chaque instant.

Chapeau à Philippe Delerm qui illustre ici admirablement le pouvoir du livre : celui de raviver les sens et l'histoire personnelle du lecteur, et de susciter chez chacun des émotions propres lui offrant une lecture unique.

Note : Dans la même veine, je recommande deux très beaux recueils du même auteur : La sieste assassinée (2001), et Les eaux troubles du mojito et autres belles raisons d'habiter sur terre (2015).

La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules

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Rédigé par Perrine

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Publié le 22 Juin 2015

Genre : Nouvelles

Dates de parution : 1953 - 1956

Quatrième de couverture :

Quand la douleur ou le désarroi sont trop forts, quand les émotions nous bousculent, le bruit, l’odeur, le simple mouvement d’un arbre ou d’une source peuvent nous apaiser. Omniprésente dans ces nouvelles de Kressmann Taylor, la nature est la grande consolatrice.
Confrontés à un père tyrannique, à un professeur frustré, à des adultes qui mentent, les adolescents mis en scène avec subtilité par l’auteur ne retrouvent leur équilibre profond que dans cette immersion hors des hommes.
Humiliation, remords, mélancolie, solitude scandent ces quatre histoires toutes banales, toutes simples, faussement simples, bien sûr, car elles cristallisent admirablement nos ambiguïtés et nos tensions. On reconnaît dans ces textes courts la sensibilité, la finesse d’analyse de l’auteur d’Inconnu à cette adresse, sa capacité de saisir à vif nos déchirures, nos blessures minuscules.

Mon avis :

Les quatre nouvelles qui composent ce recueil ont d'abord été publiées dans la revue Woman's Day dans les années 50. Elles portent pour titre original : The Pale Green Fishes, The Red Slayer, The Midas Tree and The Blown Rose.

Les trois premières nouvelles (humiliation, remords et mélancolie) mettent en scène des adolescents qui ressentent des émotions fortes face à la violence, l'injustice et le mensonge, les amenant à commettre des actes graves ou symboliques pour se libérer de celles-ci.

La dernière, solitude, diffère des autres puisqu'elle relate la fin de vie d'une vieille dame, contrainte à faire des ménages.

Ces quatre nouvelles sont touchantes à cause des émotions fortes qu'elles soulèvent, chez les personnages comme chez le lecteur. La chute, brutale, est nécessaire et salvatrice.

Ainsi mentent les hommes, de Kathrine Kressmann Taylor

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Rédigé par Perrine

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Publié le 26 Décembre 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1925

Quatrième de couverture :

Qu’ils soient mendiants, contrebandiers d’alcool, propriétaire de restaurant pathologiquement jaloux, vagabond simple d’esprit ou menteur éhonté, les personnages de ces Croquis nous sont proches, sympathiques dans leur besoin avide de reconnaissance, d'amour ou de dignité.

Une série de portraits brossés dans une langue âpre et vibrante d’émotion, par l’un des plus grands écrivains américains.

Mon avis :

C'est une nouvelle bouleversante, qui ne nous laisse en rien indifférent, et suscite en nous des émotions aussi contradictoires que le rire, la pitié et l'horreur. C'est une histoire basée sur un malentendu, auquel est sujet un nègre naïf et manipulé sans vergogne. Cette nouvelle touche au racisme, au mensonge et à la cruauté, mais elle est tellement surprenante qu'on ne peut s'empêcher de réprimer un certain humour... noir.

Coucher de soleil, dans Croquis de la Nouvelle-Orléans, de William Faulkner

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Rédigé par Perrine

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Publié le 27 Juillet 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1987

Quatrième de couverture :

Un soupçon légitime raconte l'histoire d'un homme dont les passions vont causer le malheur de son entourage. John Limpley s'installe à la campagne avec son épouse et adopte un chien, Ponto. Adulé par son maître, l'animal se transforme en tyran... jusqu'au jour où il est délaissé, lorsque la jeune femme tombe enceinte. Et le drame survient...

Dans cette nouvelle angoissante, on retrouve le style inimitable de Zweig et sa finesse dans l'analyse psychologique. Comme dans Lettre d'une inconnue ou Le Joueur d'échecs, il dépeint avec virtuosité les conséquences funestes de l'obsession et de la démesure des sentiments.

Mon avis :

C’est une histoire terrible, et extrêmement bien menée : le lecteur progresse, lentement mais sûrement, vers un dénouement dramatique. La nouvelle révèle encore une fois le talent inouï de Stefan Zweig, qui plonge au plus profond de l’analyse psychologique de l’être. Il réussit d’ailleurs l’exploit de nous faire pénétrer l’esprit d’un animal comme celui d’un humain, nous suggérant jusqu’à ses sentiments, ses tourments intérieurs et ses desseins... C’est brillant !

En voici un extrait :

« Le regard d’un animal, en cas de détresse extrême, peut devenir beaucoup plus émouvant, j’aimerais presque dire beaucoup plus éloquent, que celui d’un être humain, car nous confions aux mots, ces intercesseurs, l’essentiel de nos sentiments, de nos pensées, tandis que l’animal, qui ne maîtrise pas la parole, est obligé de concentrer toute son expression dans sa pupille – jamais je n’ai vu de désarroi aussi bouleversant et aussi désespéré qu’à ce moment-là dans le regard indescriptible de Ponto, alors que ses pattes grattaient le bas de ma jupe comme pour demander l’aumône. »

Un soupçon légitime, de Stefan Zweig

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Rédigé par Perrine

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Publié le 8 Juin 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1922

Quatrième de couverture :

« C’est depuis cette seconde que je t’ai aimé. Je sais que les femmes t’ont souvent dit ce mot, à toi leur enfant gâté. Mais crois-moi, personne ne t’a aimé aussi fort – comme une esclave, comme un chien –, avec autant de dévouement que cet être que j’étais alors et que pour toi je suis restée. Rien sur la terre ne ressemble à l’amour inaperçu d’une enfant retirée dans l’ombre ; cet amour est si désintéressé, si humble, si soumis, si attentif et si passionné que jamais il ne pourra être égalé par l’amour, fait de désir, et, malgré tout, exigeant, d’une femme épanouie. »
Un amour total, passionnel, désintéressé, tapi dans l’ombre, n’attendant rien en retour que de pouvoir le confesser. Une blessure vive, la perte d’un enfant, symbole de cet amour que le temps n’a su effacer ni entamer. L’être aimé objet d’une admiration infinie mais lucide. Une déclaration fanatique, fiévreuse, pleine de tendresse et de folie. La voix d’une femme qui se meurt doucement, sans s’apitoyer sur elle-même, tout entière tournée vers celui qu’elle admire plus que tout. La voix d’une femme qui s’est donnée tout entière à un homme, qui jamais ne l’a reconnue.
Avec Lettre d’une inconnue, Stefan Zweig pousse plus loin encore l’analyse du sentiment amoureux et de ses ravages, en nous offrant un cri déchirant d’une profonde humanité. Ici nulle confusion des sentiments : la passion est absolue, sans concession, si pure qu’elle touche au sublime.

Mon avis :

J'ai trouvé très belle cette nouvelle de Stefan Zweig, confession d'une jeune femme qui relate, à l'orée de sa mort, l'abnégation de son humble vie pour un écrivain célèbre : l'histoire d'un amour aussi entier et passionné qu'il ne fut révélé et partagé...

Lettre d'une inconnue, de Stefan Zweig

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Rédigé par Perrine

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Publié le 4 Mai 2014

Genre : Journal

Date de parution : 1985

Quatrième de couverture :

"J'ai retrouvé ce Journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.

Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.

Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien.

Ce qui est sûr, évident, c'est que ce texte-là, il ne me semble pas pensable de l'avoir écrit pendant l'attente de Robert L.

Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m'épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver.

La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte." (M. D.)

La dernière guerre, Marguerite Duras l'a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu'elle voyait, ce qu'elle vivait, les gens qu'elle rencontrait ou affrontait. Ce sont ces récits et des extraits de son journal, que Marguerite Duras a réunis sous le titre La douleur.

Mon avis :

J'ai eu envie de suggérer la lecture de ce petit journal qui clôt le recueil La douleur, car il m'a particulièrement touchée, et éveillé en moi une grande curiosité. J'ai dû le relire plusieurs fois pour mieux le comprendre et en apprécier la teneur. C'est l'histoire d'une petite fille juive, une dame et un chat, au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale...

C'est un texte que j'ai trouvé beau et intéressant, mais qui demeure encore assez énigmatique pour moi... En un mot ? Durassien !

Aurélia Paris, de Marguerite Duras

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Rédigé par Perrine

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Publié le 4 Mai 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1874

Quatrième de couverture :

Hauteclaire Stassin, tout comme son père avant elle, donne des leçons d'armes à la noblesse masculine de la ville de V. Or, un jour, cette jeune femme mystérieuse que personne ne connaît vraiment disparaît.
Quelques temps après, le docteur Torty, narrateur de cette histoire, se rend au château de Savigny, auprès de la Comtesse malade. Quelle n'est pas alors sa stupeur d'y rencontrer Hauteclaire, devenue la femme de chambre Eulalie...
Le Comte de Savigny et Hauteclaire, amants diaboliques, ne laisseront rien ni personne venir entraver leur amour.

Mon avis :

C'est la première nouvelle que j'ai lue du recueil Les Diaboliques, et je l'ai trouvée vraiment très bien écrite !

Dans la même lignée que le Marquis de Sade, Jules Barbey d'Aurevilly dresse les portraits de ses anti-héros, et pose à travers eux la question de la nécessité d'un lien entre le bonheur, la morale et l'intégrité. Faut-il être bon pour être heureux ? Peut-on vivre léger dans la corruption, avec la conscience souillée, sans être rongé par la moindre trace de culpabilité ?

Voici une histoire épatante d'immoralité...

Le bonheur dans le crime, de Jules Barbey d'Aurevilly

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Rédigé par Perrine

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Publié le 11 Avril 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1962

Quatrième de couverture du recueil :

« Il s'accouda à la balustrade et fuma sa première cigarette en regardant les oiseaux tomber sur le sable : il y en avait qui palpitaient encore. Personne n'avait jamais pu lui expliquer pourquoi ils quittaient les îles du large pour venir expirer sur cette plage, à dix kilomètres au nord de Lima. »

« Il n'y a pas eu préméditation de ma part : en écrivant ces récits, je croyais me livrer seulement au plaisir de conter. Ce fut en relisant le recueil que je m'aperçus de son unité d'inspiration : mes démons familiers m'ont une fois de plus empêché de partir en vacances. Mes airs amusés et ironiques ne tromperont personne : le phénomène humain continue à m'effarer et à me faire hésiter entre l'espoir de quelque révolution biologique et de quelque révolution tout court. » (Romain Gary)

Mon avis :

Cette nouvelle est extraite du recueil Les oiseaux vont mourir au Pérou, publié pour la première fois en 1962 sous le titre de Gloire à nos illustres pionniers.

Romain Gary a écrit Le luth en 1961. J'ai été subjuguée par le talent d'ensorceleur dont il fait preuve. A ma première lecture, j'étais plus qu'intriguée par la chute, et les trois dernières pages dont je n'ai pas compris le sens. Ma curiosité étant au plus haut point, je suis allée fouiller pour trouver des explications...

Là, tout s'éclaire, et je n'en reviens pas comme j'ai pu passer à côté ! Par tout un jeu de doubles sens, d'indices et de subtilités, Romain Gary dissimule entre les lignes le véritable sens profond de cette nouvelle. A la relecture, je suis impressionnée par ce coup de maître ! On comprend alors que Romain Gary ait pu écrire des romans sous un pseudonyme sans se faire démasquer...

Je recommande vivement cette nouvelle passionnante, et vous mets au défi d'en comprendre le sens !

Le luth, de Romain Gary

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Rédigé par Perrine

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Publié le 5 Février 2014

Genre : Journal de bord

Date de parution : 1954

Quatrième de couverture :

Qu'il suive le fil d'Ariane sur les traces du Minotaure pour évoquer Oran et ses alentours, qu'il revisite le mythe de Prométhée à la lumière de la violence du monde moderne, ou qu'il rêve à la beauté d'Hélène et de la Grèce, Albert Camus nous entraîne tout autour de la Méditerranée et de ses légendes.
Un court recueil de textes lyriques et passionnés pour voyager de l'Algérie à la Grèce en passant par la Provence.

Mon avis :

La mer au plus près est d'abord paru isolément en 1954 avant d'être repris dans le recueil L'été. C'est un texte court, mais non des moindres, écrit sous la forme d'un journal de bord, dont j'ai été saisie par la qualité de la prose. Dignement camusien !

La mer au plus près, d'Albert Camus

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Rédigé par Perrine

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