Publié le 29 Janvier 2017

Genre : Roman (thriller)

Date de parution : 2007

Quatrième de couverture :

Juliette est une jeune militante écologiste, fragile et idéaliste. Elle participe à une opération commando pour libérer des animaux de laboratoire. Cette action apparemment innocente va l'entraîner au cœur d'un complot sans précédent qui, au nom de la planète, prend ni plus ni moins pour cible l'espèce humaine.

L'agence de renseignements privée « Providence », aux États-Unis, est chargée de l'affaire. Elle recrute deux anciens agents, Paul et Kerry, qui ont quitté les services secrets pour reprendre des études, l'un de médecine, et l'autre de psychologie. Leur enquête va les plonger dans l'univers terrifiant de l'écologie radicale et de ceux qui la manipulent. Car la défense de l'environnement n'a pas partout le visage sympathique qu'on lui connaît chez nous. La recherche d'un Paradis perdu, la nostalgie d'un temps où l'homme était en harmonie avec la nature peuvent conduire au fanatisme le plus meurtrier.

Du Cap-Vert à la Pologne, du Colorado jusqu'aux métropoles brésiliennes, Le parfum d'Adam est un thriller planétaire haletant. Mais ce roman d'aventures est aussi un voyage littéraire, où l'on retrouve les portraits, les paysages et l'humour qui ont fait le succès de L'Abyssin ou de Rouge Brésil.

Mon avis :

J'admire l'éclectisme de Jean-Christophe Rufin. C'est un homme qui excelle dans de nombreux domaines : non seulement la médecine, l'humanitaire, l'histoire, la diplomatie et la politique, mais aussi, non des moindres, la littérature.

Ce roman de plus de 700 pages constitue un sacré travail de recherche et de réflexion sur l'écoterrorisme ; c'est un thriller rondement mené, à la fois captivant, réaliste et pertinent.

J'ai trouvé le thème de l'écoterrorisme extrêmement intéressant. En effet, je partage de nombreuses convictions tirées de l'écologie et de l'antispécisme, comme quoi l'Homme n'est qu'une espèce parmi d'autres sur le vaisseau Terre, qui a pris le dessus, n'ayant plus de prédateur naturel et en pleine expansion démographique grâce aux progrès de la médecine et de l'agroalimentaire. L'Homme est responsable aujourd'hui de la déforestation, du réchauffement climatique, de l'acidification des océans et de la 6ème extinction massive des espèces (cf. mon article sur le roman éponyme d'Elizabeth Kolbert).

Les partisans de l'écoterrorisme partagent cette thèse et pensent que la survie de la planète est subordonnée au contrôle des populations humaines ; personne ne peut nier qu'une planète aux ressources limitées ne peut subvenir à un nombre infiniment croissant d'humains. Jusque là, rien de très choquant, tant qu'il ne s'agit que de théorie. Ces idées, en effet, sont admissibles d'un point de vue théorique et logique, mais dérangeantes, voire choquantes, d'un point de vue éthique ! Les idées de Malthus s'en rapprochent et franchissent un cap : celui-ci soutenait que les famines, les épidémies et les guerres n'étaient que des moyens naturels de régulation des populations humaines, et qu'il ne fallait donc pas chercher à les enrayer. William Aiken disait même : "Une mortalité humaine massive serait une bonne chose. [...] C'est le devoir de notre espèce, vis-à-vis de notre milieu, d'éliminer 90% de nos effectifs" !

Rufin, dans son roman, imagine donc un groupe d'écologistes radicaux qui prennent pour cible l'espèce humaine, et cherchent des moyens concrets pour rétablir les équilibres naturels...

La question, politiquement incorrecte, à la fois inquiétante et passionnante, que je me suis posée est la suivante : entre les thèses écologistes et antispécistes, qui replacent l'homme au centre de la nature comme une espèce parmi tant d'autres (cf. mon article sur Earthforce, de Paul Watson, qui combat l'anthropocentrisme) et le malthusianisme, y a-t-il un monde, un fossé ou bien une frontière ambiguë et ténue ? En effet, ne justifie-t-on pas la chasse comme un moyen de régulation des espèces animales au nom de l'équilibre de la biodiversité ? Dans ce cas, pourquoi ne pas appliquer cette thèse aux humains, qui sont les premiers responsables de la destruction de la nature ? Évidemment mon humanisme ne peut que réfuter fermement de telles idées (que j'aurais envie d'appeler inepties !), mais je trouve la question, quoique polémique, suffisamment intéressante pour être posée...

Le parfum d'Adam, de Jean-Christophe Rufin

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Rédigé par Perrine

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Publié le 18 Janvier 2017

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1947

Quatrième de couverture :

Lafleur est un peintre au talent extraordinaire. Non que ses tableaux soient d'une qualité artistique hors du commun, mais ils ont la faculté de rassasier ceux qui les regardent. Comme s'ils venaient d'avaler un bon pâté en croûte ou une crème au chocolat ! Un tel don ne peut laisser longtemps indifférents journalistes et marchands d'art... Une savoureuse nouvelle fantastique qui décrit avec humour et ironie le milieu de l'art.

Mon avis :

Voici une nouvelle extraite du recueil Le Vin de Paris, à la touche fantastique digne du Passe-muraille : un peintre dont les tableaux seraient dotés de vertus nutritives...

Outre cette idée amusante, j'ai vraiment bien aimé l'ironie de l'auteur au sujet des critiques d'art, parfois si insensés, pompeux et péremptoires...

Entre les discours aussi raffinés que ridicules de ces "connaisseurs" au sujet des tableaux de Lafleur, les diatribes malhonnêtes de son rival jaloux et la cupidité du marchand d'art, chacun cherche à tirer son épingle du jeu, et la nouvelle ne manque pas d'humour !

Plusieurs questions intéressantes peuvent d'ailleurs être soulevées : Faut-il nécessairement être un "expert" pour apprécier l'art ? Comment un critique peut-il prétendre interpréter une œuvre dont il n'est pas le créateur ? D'où vient la valeur pécuniaire astronomique de certains objets d'art, et est-elle justifiable ?

La bonne peinture, de Marcel Aymé

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Rédigé par Perrine

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Publié le 18 Janvier 2017

Genre : Roman

Date de parution : 2015

Quatrième de couverture :

« Ce livre est le récit de ma rencontre avec L. L. est le cauchemar de tout écrivain. Ou plutôt le genre de personne qu’un écrivain ne devrait jamais croiser. »

Dans ce roman aux allures de thriller psychologique, Delphine de Vigan s’aventure en équilibriste sur la ligne de crête qui sépare le réel de la fiction. Ce livre est aussi une plongée au cœur d’une époque fascinée par le Vrai.

Mon avis :

Ce roman a obtenu le prix Renaudot et le prix Goncourt des lycéens de l'année 2015. Je l'ai trouvé absolument haletant, subjuguant à l'instar du personnage de L. Je n'ai pas pu le lâcher et l'ai lu d'une traite... Que dire de plus pour donner envie de le lire ? Peut-être que c'est, à ce jour, mon roman préféré de Delphine de Vigan.

Fiction ou réalité, D'après une histoire vraie est pour le moins troublant, et porte bien son nom. Psychologiquement, c'est un coup de maître avec un savant mélange de réalisme et de fantastique, et une dimension psychiatrique teintée de paranoïa et de schizophrénie. Sans parler de la fin... absolument jouissive ! Je le recommande sincèrement.

D'après une histoire vraie, de Delphine de Vigan

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Rédigé par Perrine

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Publié le 14 Janvier 2017

1- Les Fleurs bleues, de Raymond Queneau (1965)

L’Écume des jours, de Boris Vian (1947)

Le Grand Meaulnes, d'Alain-Fournier (1913)

Madame Bovary, de Gustave Flaubert (1857)

Les liaisons dangereuses, de Pierre Choderlos de Laclos (1782)

Les Nourritures terrestres, d'André Gide (1897)

La Princesse de Clèves, de Madame de La Fayette (1678)

Le Petit Prince, d'Antoine de Saint-Exupéry (1943)

Des souris et des hommes, de John Steinbeck (1937)

10- Gros-Câlin, de Romain Gary (1974)

L’Élégance du hérisson, de Muriel Barbery (2006)

La Confusion des sentiments, de Stefan Zweig (1927)

La Promesse de l'aube, de Romain Gary (1960)

L'Arrache-cœur, de Boris Vian (1953)

Une vie, de Guy de Maupassant (1883)

Orgueil et Préjugés, de Jane Austen (1813)

Tu pourrais rater intégralement ta vie, de Toni Jordan (2008)

La solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano (2008)

Le Scaphandre et le Papillon, de Jean-Dominique Bauby (1997)

20- Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit, de Mark Haddon (2003)

La Petite Fille de Monsieur Linh, de Philippe Claudel (2005)

Hygiène de l'assassin, d'Amélie Nothomb (1992)

La Mare au diable, de George Sand (1846)

La Petite Fadette, de George Sand (1849)

Des Bleus à l'âme, de Françoise Sagan (1972)

D'après une histoire vraie, de Delphine de Vigan (2015)

Ensemble, c'est tout, d'Anna Gavalda (2004)

La femme au miroir, d'Eric-Emmanuel Schmitt (2011)

Charlotte, de David Foenkinos (2014)

30- L’Étranger, d'Albert Camus (1942)

Le Sagouin, de François Mauriac (1951)

Que ma joie demeure, de Jean Giono (1935)

Les Faux-monnayeurs, d'André Gide (1925)

Le Cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows (2008)

L'Enfant plume, de Janine Teisson (1999)

Le Magicien d'Oz, de Lyman Frank Baum (1900)

L’Évangile selon Pilate, d'Eric-Emmanuel Schmitt (2000)

Un Secret, de Philippe Grimbert (2004)

La Délicatesse, de David Foenkinos (2009)

40- Ouest, de François Vallejo (2006)

Le Goût des pépins de pomme, de Katharina Hagena (2010)

Le confident, d'Hélène Grémillon (2010)

Syngué Sabour, d’Atiq Rahimi (2008)

La trahison de Thomas Spencer, de Philippe Besson (2009)

Grâce et dénuement, d'Alice Ferney (1997)

Les poissons ne ferment pas les yeux, d'Erri De Luca (2011)

L'enfant d'octobre, de Philippe Besson (2006)

Les Faux-fuyants, de Françoise Sagan (1991)

La joueuse de go, de Shan Sa (2001)

50- La Ferme des animaux, de George Orwell (1945)

De l'amour et autres démons, de Gabriel Garcia Marquez (1994)

Une bonne raison de se tuer, de Philippe Besson (2012)

Les Racines du ciel, de Romain Gary (1956)

Plonger, de Christophe Ono-Dit-Biot (2013)

Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal (2014)

La Peste, d’Albert Camus (1947)

Les Mots, de Jean-Paul Sartre (1964)

Le Procès, de Franz Kafka (1925)

Le Liseur, de Bernhard Schlink (1995)

60- Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent (2014)

Le Poids du papillon, d'Erri De Luca (2009)

Le Cœur cousu, de Carole Martinez (2007)

La Pitié dangereuse, de Stefan Zweig (1939)

L'Elégance des veuves, d'Alice Ferney (1995)

Le héron de Guernica, d'Antoine Choplin (2011)

Porte de la paix céleste, de Shan Sa (1997)

En l’absence des hommes, de Philippe Besson (2001)

Un instant d'abandon, de Philippe Besson (2005)

Le Secret, de Frédéric Lenoir (2001)

70- Maintenant qu'il fait tout le temps nuit sur toi, de Mathias Malzieu (2005)

Sa Majesté des mouches, de William Golding (1954)

Dix petits nègres, d'Agatha Christie (1939)

Le Démon et mademoiselle Prym, de Paulo Coelho (2000)

La Perle, de John Steinbeck (1947)

Acide sulfurique, d'Amélie Nothomb (2005)

Billie, d'Anna Gavalda (2013)

Pierre et Jean, de Guy de Maupassant (1888)

Gatsby le magnifique, de Francis Scott Fitzgerald (1925)

Cette vie ou celle d'après, de Christian Signol (2003)

80- Les Heures souterraines, de Delphine de Vigan (2009)

La Consolante, d'Anna Gavalda (2008)

Le nœud de vipères, de François Mauriac (1932)

Le Démon de minuit, d'Hervé Bazin (1988)

Vipère au poing, d'Hervé Bazin (1948)

La mort du petit cheval, d'Hervé Bazin (1950)

Cri de la chouette, d'Hervé Bazin (1972)

Alexis ou le Traité du vain combat, de Marguerite Yourcenar (1929)

L'Amant de la Chine du Nord, de Marguerite Duras (1991)

Cosmétique de l'ennemi, d'Amélie Nothomb (2001)

90- Parce que je t'aime, de Guillaume Musso (2007)

Charlie et la Chocolaterie, de Roald Dahl (1964)

Contours du jour qui vient, de Léonora Miano (2006)

Les aubes écarlates, de Léonora Miano (2009)

La saison de l'ombre, de Léonora Miano (2013)

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, de Harper Lee (1960)

Un barrage contre le Pacifique, de Marguerite Duras (1950)

Rien ne s'oppose à la nuit, de Delphine de Vigan (2011)

La Mécanique du cœur, de Mathias Malzieu (2007)

L'Alchimiste, de Paulo Coelho (1988)

100- La Métamorphose, de Franz Kafka (1915)

L'Ami retrouvé, de Fred Uhlman (1971)

Beignets de tomates vertes, de Fannie Flagg (1987)

Le Cœur est un chasseur solitaire, de Carson McCullers (1940)

Le collier rouge, de Jean-Christophe Rufin (2014)

Micromégas, de Voltaire (1752)

Le meilleur des mondes, d'Aldous Huxley (1932)

Colline, de Jean Giono (1929)

L'Oiseau bariolé, de Jerzy Kosinski (1965)

Cent ans de solitude, de Gabriel Garcia Marquez (1967)

110- Novembre, de Gustave Flaubert (1842)

Une balle perdue, de Joseph Kessel (1935)

Le Diable au corps, de Raymond Radiguet (1923)

La condition pavillonnaire, de Sophie Divry (2014)

Un brillant avenir, de Catherine Cusset (2008)

Lady L., de Romain Gary (1958)

Gargantua, de François Rabelais (1534)

Le Portrait de Dorian Gray, d'Oscar Wilde (1890)

Simple, de Marie-Aude Murail (2004)

La liste de mes envies, de Grégoire Delacourt (2012)

120- La guerre des boutons, de Louis Pergaud (1912)

Rosa candida, d'Audur Ava Olafsdottir (2010)

Journal d'un vampire en pyjama, de Mathias Malzieu (2016)

Adolphe, de Benjamin Constant (1816)

Lorsque j'étais une œuvre d'art, d'Eric-Emmanuel Schmitt (2002)

Le marin de Gibraltar, de Marguerite Duras (1952)

Et il dit, d'Erri De Luca (2011)

Veronika décide de mourir, de Paulo Coelho (1998)

La Fille du capitaine, d'Alexandre Pouchkine (1836)

Les Âmes grises, de Philippe Claudel (2003)

130- La Femme qui attendait, d'Andreï Makine (2004)

***

A noter que :

- Ce classement n'est vraiment pas facile !

- Il est bien sûr susceptible d'évoluer encore au fil de mes lectures (et je l'espère !)

- Il exclut toutes les formes de genres littéraires autres que les romans (théâtre, poésie...)

- Mes choix ont certainement été influencés par le contexte de lecture de ces romans.

Mes 130 romans préférés

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Rédigé par Perrine

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