Publié le 19 Octobre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 1991

Quatrième de couverture :

"Ils sont quatre, tardivement lancés sur la route de l'exode en cette mi-juin 40. Quatre fleurons du Tout-Paris occupés à cancaner et à déguster leur foie gras dans une Chenard et Walcker rutilante qui, l'année dernière encore, remportait le Grand Prix de l’Élégance Sportive à Deauville. Quatre ? Non, cinq avec le chauffeur. On oublie toujours les domestiques... Mais voilà que celui-ci a l'inconvenance de se faire étourdiment tuer par un Stuka de passage, laissant ses employeurs hébétés devant leur limousine fumante. Le beau paysan qui les ramasse dans sa carriole tirée par deux percherons, pour les ramener dans sa ferme que sa mère régente d'une main de fer, a quelques arrière-pensées dont la nature n'est pas exclusivement salace. Si les appas de Luce chatouillent son regard, il évalue aussi de l’œil les biceps de son amant... Les femmes culbutées dans le foin ou pataugeant dans la gadoue du poulailler ? Les hommes assaillis par le crétin du village ou transpirant aux champs ?... Ce que la grande Françoise Sagan, avec ce regard sarcastique et tendre qu'elle porte depuis Bonjour tristesse sur la nature humaine, tire de cette situation, c'est une vraie comédie, irrésistible de verve brillante et de gaieté. Elle nous fait, dans cette période sombre, le cadeau inespéré d'un roman qui arrachera aux lecteurs les plus déprimés par quelques événements récents des accès de fou rire."

Mon avis :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, quatre Parisiens partis en fuite se retrouvent malgré eux propulsés dans une ferme pour partager le quotidien d'une authentique famille rurale... Entre Diane, précieuse bourgeoise de la Haute Société de Paris ; Bruno, gigolo et grand séducteur ; Loïc, quinquagénaire homosexuel ; et Luce, femme mal mariée qui s'éprend d'un beau paysan, les aventures s'enchaînent...

Ces personnages, si différents et hauts en couleur, finissent par composer une belle petite communauté aussi charmante qu'hétéroclite. Le tout génère une sacrée comédie qu'on prend un vrai plaisir à lire !

Les Faux-fuyants, de Françoise Sagan

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

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Publié le 19 Octobre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 1974

Quatrième de couverture :

"Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd'hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n'aime rien tant que de s'enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête. Mais il se trouve que Mlle Dreyfus est une Noire de la Guyane française, comme son nom l'indique. J'ai lu tout ce qu'on peut lire sur la Guyane quand on est amoureux et j'ai appris qu'il y a cinquante-deux familles noires qui ont adopté ce nom, à cause de la gloire nationale et du racisme aux armées en 1905. Comme ça, personne n'ose les toucher."

Mon avis :

J'ai vraiment adoré ce livre ! Le narrateur, qui est aussi le personnage principal, jeune homme anxieux, psychopathe, schizophrène, paranoïaque voire mégalomaniaque (c'est au choix !) est si touchant et attachant... L'histoire est pleine d'humour, de quiproquos et de jeux sur les mots ; le langage et le rythme de l'écriture relèvent du génie. Romain Gary a vraiment le don de se glisser dans la peau de son personnage, avec le même talent que dans La Vie devant soi. C'est d'ailleurs son premier roman publié sous le pseudonyme d'Emile Ajar - suivront La Vie devant soi, Pseudo et L'Angoisse du roi Salomon.

Cette histoire constitue pour moi une critique de la société, individualiste et formatée, où les personnes différentes et "inadaptées" sont bien souvent laissées pour compte, ceci accentuant ou générant leur solitude et leur folie, comme un serpent qui se mordrait la queue.

A noter que le livre comporte deux fins : celle qui fut officiellement publiée en 1974 après avoir été tronquée et modifiée à la demande des éditeurs ; ainsi que celle initialement souhaitée par l'écrivain, pour laquelle j'éprouve une réelle préférence.

Gros-Câlin, de Romain Gary

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Rédigé par Perrine

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Publié le 19 Octobre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2011

Quatrième de couverture :

"Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
Au début, c’est à cause de son nom rigolo que Julie s’est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu’il semble cacher… Parce qu’elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants…"

Mon avis :

J'ai dévoré ce livre ! On se laisse si facilement emporter dans le quotidien si loufoque de la narratrice, au portrait sarcastique mais éclatant de vérité, et à laquelle on s'identifie malgré nous... J'ai beaucoup aimé les petites folies et les histoires entre copines ; c'est difficile de croire que l'auteur soit un homme... Ils nous connaissent si bien que ça ?! D'autre part, d'un point de vue plus personnel, j'ai bien apprécié les passages qui évoquent le travail de Julie à la boulangerie, vu que j'y ai moi-même été vendeuse pendant mes quatre années d'études, et que tout ce qu'elle dit est tellement vrai ! Ajoutez à cela une histoire d'amour palpitante, des personnages imprévisibles, une bonne dose d'humour et de mystère... vous y êtes !!

Pour conclure, une petite citation qui illustre bien cette histoire qui m'a plu :

"Il faut tout espérer, au risque d'être déçu. Il faut tout éprouver au risque d'être blessé, tout donner au risque d'être volé. Ce qui vaut la peine d'être vécu vous met forcément en danger."

Demain j'arrête !, de Gilles Legardinier

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Rédigé par Perrine

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Publié le 19 Octobre 2013

"Il y a des moments de bonheur parfait, quelquefois dans la solitude, dont le souvenir, plus que celui de n’importe qui d’extérieur, peut, en cas de crise, vous sauver du désespoir. Car on sait qu’on a été heureux, seul et sans raison. On sait que c’est possible. Et le bonheur - qui vous semble si lié à quelqu’un lorsqu’on est malheureux par lui, si irrévocablement, organiquement presque, dépendant de lui - vous réapparaît comme une chose lisse, ronde, intacte et à jamais libre, à votre merci (lointaine, bien sûr, mais forcément possible). Et ce souvenir est plus réconfortant que celui d’un bonheur partagé avant, avec quelqu’un d’autre, car ce quelqu’un d’autre, ne l’aimant plus, vous apparaît comme une erreur et ce souvenir heureux basé sur rien."

Citation de La chamade, de Françoise Sagan

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

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Publié le 19 Octobre 2013

« Je me disais : "Luc ne m'aime pas" ; et cela me donnait une petite douleur sourde et cardiaque. Je me le répétais, et la petite douleur revenait, parfois aussi aiguë. Alors il me semblait avoir fait un pas ; que, du seul fait que cette petite douleur soit à ma disposition, prête à accourir, fidèle, armée jusqu'aux dents, à mon appel, j'en disposais. Je disais : "Luc ne m'aime pas" ; et cette chose bouleversante arrivait. Mais si je disposais à peu près à mon gré de cette douleur, je ne pouvais l'empêcher de réapparaître à l'improviste pendant un cours ou un déjeuner, de me surprendre et de me faire mal. Et je ne pouvais empêcher non plus cet ennui quotidien, cette existence larvaire dans la pluie, la fatigue des matins, des cours insipides, des conversations. Je souffrais. Je me disais que je souffrais, avec curiosité, ironie, n'importe quoi, pour éviter cette évidence lamentable d'un amour malheureux. »

Citation d'Un certain sourire, de Françoise Sagan

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Rédigé par Perrine

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Publié le 19 Octobre 2013

"M'amuser neurasthéniquement tout seul en inventant des vaches qui font des choses étranges et d'un air qui finit toujours en if.

Une vache éprise Chante dans l'église D'un air lascif.

Une vache andalouse Danse en bonne épouse D'un air chétif.

Une vache obèse S'élance au trapèze D'un air pensif.

Une vache allègre Se déguise en nègre D'un air fautif.

Une vache brune Sourit à la lune D'un air passif.

Une vache rouge Flirte dans un bouge D'un air plaintif.

Une vache blanche Danse sur la branche D'un air significatif.

Une vache rousse Pomponne sa frimousse D'un air impulsif.

Une vache juive S'évente sur la rive D'un air craintif.

Une vache Espagnole Danse la Carmagnole D'un air nocif.

Une vache altière Mastique une théière D'un petit air juif.

Une vache noire Danse sur l'armoire D'un air hâtif.

Une vache hâve Danse dans la cave D'un grand air vif.

Une vache en dentelles Joue du violoncelle D'un air sensitif.

Une vache arthritique Fait de la gymnastique D'un air rétif.

Une vache naine Rit à perdre haleine D'un air poussif.

Une vache écossaise Soupire sur sa chaise D'un air naïf.

Une vache ascète Fait de la trottinette D'un air furtif.

Une vache ardente Saute dans la soupente d'un air massif.

Une vache bien-pensante Suçote de la menthe D'un air actif."

Extrait de Le livre de ma mère, d'Albert Cohen

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Rédigé par Perrine

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