Publié le 3 Août 2014

Genre : Roman

Date de parution : 2002

Quatrième de couverture :

Dan est le dernier rejeton des Pazzati, une vieille famille du cirque échouée sur un terrain vague en bordure du périphérique. La bâche du chapiteau est trouée, il y a longtemps qu’on ne donne plus de spectacles. Le soir, autour du feu de camp, on se rappelle le temps de la splendeur en mangeant des sardines à l’huile ou des saucisses grillées.
Dan voudrait qu’on l’aime, surtout sa mère qui est si belle. Seul entre cinq adultes, tourmenté par les incertitudes d’un âge qui le bannit peu à peu de l’enfance, il se réfugie auprès de sa guenon avec laquelle il partage tout : les caresses, l’odeur, les maladies et l’espoir de voir un jour la mer.
De cette famille en perdition, réfugiée en marge d’un monde urbain auquel elle n’appartient pas, Claudie Gallay voudrait sauver le fils. Apre et lucide pour dire la violence des destins perdus, son écriture célèbre avec une grâce dépouillée la beauté pure des rêves.

Mon avis :

Le jeune gitan Dan vit dans un univers empli de violence : la misère, la pauvreté, l’injustice, le désespoir, les règlements de comptes et la délinquance rythment son sombre quotidien. Et pourtant, il y a Tamya, sa guenon, Zaza, sa copine obèse et difforme, atteinte de poliomyélite, et encore son rêve de voir un jour la mer…

Dans ce livre grave et remuant, l’innocence des rêves et la pureté des sentiments contrastent avec la cruauté de la réalité. Je ne peux pas dire que cette histoire m’a plu, car le mot ne serait pas juste, mais elle m’a profondément bouleversée.

Mon amour ma vie, de Claudie Gallay

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

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Publié le 3 Août 2014

« Aux résidents de l’ombre, que recouvre le suaire atlantique. A ceux qui les aimaient. »

***

« Un grand nombre des nôtres ont péri, ajoute-t-elle, mais tous ne sont pas morts. Là où ils ont été emmenés, ils font comme nous. Même à voix basse, ils parlent notre langue. Lorsqu’ils ne peuvent la parler, elle demeure le véhicule de leur pensée, le rythme de leurs émotions.

La femme dit que l’on ne peut dépouiller les êtres de ce qu’ils ont reçu, appris, vécu. […] Les humains ne sont pas des calebasses vides. Les ancêtres sont là. Ils planent au-dessus des corps qui s’enlacent. Ils chantent lorsque les amants crient à l’unisson. Ils attendent sur le seuil de la case où une femme est en travail. Ils sont dans le vagissement, dans le babil des nouveau-nés. […] Les enfants grandissent, apprennent les mots de la terre, mais le lien avec les contrées de l’esprit demeure. Les ancêtres sont là. […] Ils ont conçu un monde. Tel est leur legs le plus précieux : l‘obligation d’inventer pour survivre. »

Extraits de La saison de l’ombre, de Léonora Miano

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

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