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Publié le 5 Décembre 2015

Genre : Farce

Date de parution : 1888

Quatrième de couverture :

Un jeune homme entreprend de faire une demande en mariage qui tourne au pugilat. Un propriétaire terrien, ours mal léché, vient réclamer de l'argent à une veuve résolue à rester fidèle à la mémoire de son mari. Un conférencier chargé de développer devant une assemblée de province les méfaits du tabac raconte en fait les déboires de sa vie conjugale.

Trois pièces en un acte portant un regard terriblement moqueur sur le mariage, l'amour et la solitude dans la Russie du siècle dernier.

Mon avis :

Voici une farce courte et amusante, idéale pour se détendre et rire un bon coup ! Dans le même style que L'Ours, elle met en scène deux personnages tout aussi labiles qu'obstinés qui, dans un dialogue de sourd, éprouveront successivement amour et haine l'un envers l'autre. Écrites en proses, courtes et intemporelles, ces pièces pleines de rebondissements sont particulièrement adaptées aux jeunes lecteurs, leur permettant d'aborder facilement le Vaudeville et d'y prendre goût. Elles semblent d'ailleurs assez faciles et intéressantes à mettre en scène et à jouer pour des classes de collégiens.

Une demande en mariage, d'Anton Tchékhov

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Théâtre

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Publié le 18 Septembre 2014

Genre : Théâtre

Date de parution : 1934

Quatrième de couverture :

Obéissant à l'oracle, Œdipe résout l'énigme du Sphinx, tue son père et épouse sa mère. La peste s'abat sur Thèbes qui a couronné un inceste et un parricide. Quand un berger dévoile la vérité, la machine infernale des dieux explose. Œdipe se crève les yeux et sa mère se pend. S'inspirant du théâtre de Sophocle, Cocteau redonne vie aux grandes figures grecques : Œdipe, Jocaste, Antigone et Créon. Il philosophe en virtuose. Non, l'homme n'est pas libre. Il naît aveugle et les dieux règlent sa destinée. Même le héros, celui qui sort du rang, doit se soumettre. Ce grand texte dit tout sur l'homme avec infiniment d'humour et de poésie.

Mon avis :

Cette pièce est une réécriture d'Œdipe roi de Sophocle par Jean Cocteau.

Je cite, en guise d'explication du titre de l'ouvrage, un extrait de la didascalie figurant au début de l'acte I : « Regarde, spectateur, remontée à bloc, de telle sorte que le ressort se déroule avec lenteur tout le long d'une vie humaine, une des plus parfaites machines construites par les dieux infernaux pour l'anéantissement mathématique d'un mortel. »

Cette pièce tragique, telle qu'elle est clairement définie ci-dessus en préambule, comporte néanmoins des éléments comiques, voire burlesques - comme l'apparition du fantôme de Laïus ou les réactions des soldats devant la reine -, qui la rendent distrayante. Cette pièce facile d'accès permet au lecteur de revisiter ses classiques avec humour, en toute simplicité !

La Machine infernale, de Jean Cocteau

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Rédigé par Perrine

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Publié le 8 Juin 2014

Genre : Théâtre

Date de parution : 2013

Quatrième de couverture :

Comédien célèbre et adoré du public, Alex s’apprête à entrer en scène pour la première du Misanthrope lorsqu’Alceste lui apparait dans son miroir. Le « vrai » Alceste, l’homme aux rubans verts de Molière… La stupeur passée, la conversation s’engage (mal) entre l’acteur d’aujourd’hui et le farouche atrabilaire de 1666, furieux de se voir interpréter par un homme aussi léger et doué pour le bonheur. La guerre est déclarée entre celui qui voudrait changer le monde et celui qui l'accepte tel qu'il est.

Qui triomphera, de l’idéaliste en colère qui s’indigne de la vie ou de l’aimable libertin qui la trouve amusante ? Et lequel des deux gagnera les faveurs de l’insaisissable Célimène ?

Mon avis :

J'ai trouvé vraiment judicieuse cette réappropriation du personnage d'Alceste par Schmitt dans notre monde moderne.

Le Misanthrope constitue selon moi l'une des meilleures pièces de Molière, des plus riches et des plus complexes, se démarquant par son genre ambigu qui oscille entre comédie de mœurs et de caractère et tragédie classique.

J'ai pris bien du plaisir à retrouver des éléments de la pièce originale dans cette réécriture de Schmitt délassante et fluide.

Un homme trop facile, d'Eric-Emmanuel Schmitt

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1897

Quatrième de couverture :

Aimable jeune homme et auteur à demi-succès patronné par Sarah Bernhard, Rostand devient du jour au lendemain avec Cyrano de Bergerac un héros national, sur-le-champ décoré de la Légion d'honneur. Somptueux divertissement poético-militaire, pièce historique qui rappelait à la fois Les Trois Mousquetaires et le monde des précieux, drame en vers d'une ahurissante virtuosité où parut revivre le meilleur de Ruy Blas, Cyrano conquit sans peine un public lassé du théâtre d’idées, qu'enflamma le patriotisme culturel de l'auteur. "Ainsi, il y a un chef-d’œuvre de plus au monde", écrivait Jules Renard le soir de la générale. Il faut sans doute en rabattre un peu, mais un peu seulement : bien que né dans le sérail de la plus bourgeoise des bourgeoisies, Cyrano demeure la plus grande réussite de théâtre populaire à ce jour connue et le dernier acte, avec son couvent et ses feuilles mortes, est aussi émouvant qu'un finale de Verdi.

Mon avis :

Rien qu'à en juger par la quantité de références culturelles qui en sont tirées, il va de soi que Cyrano de Bergerac est aujourd'hui devenu un incontournable de la littérature... Derrière cette pièce en vers admirablement bien écrite, on (re)découvre avec très grand plaisir la captivante intrigue amoureuse d'un héros de capes et d'épées... J'ai adoré !

Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1944

Quatrième de couverture :

Rêvant de faire fortune et d'aller vivre au soleil, Martha et sa mère assassinent pour les dépouiller les clients de leur auberge. Le frère de Martha, parti depuis vingt ans et revenu incognito, sera leur dernière victime : quand elles découvrent qui elles ont tué, les deux femmes se suicident. D'un malentendu, Camus a fait le sujet d'une « tragédie moderne ». Le malheur y vient moins de l'aveuglement, propres aux tragiques grecs, que d'une éperdue volonté de bonheur soutenue par une énergie capable d'aller au crime. Déjà mise au jour par Le Mythe de Sisyphe, l'absurdité de la condition humaine donne au Malentendu d'étranges résonances, moins proches des tragédies d'Eschyle, parfois, que du théâtre d'Ionesco.

Mon avis :

Une jeune femme, aidée de sa mère, assassine son propre frère, venu leur rendre visite après des années d'absence sous une identité cachée. C'est un drame cruel né d'un malentendu. Un drame tellement absurde qu'il en devient burlesque...

Le malentendu, d'Albert Camus

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1948

Quatrième de couverture :

"Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur ! A quoi cela servira-t-il et pourquoi viens-tu parmi nous ? La pureté, c'est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j'ai les mains sales. Jusqu'aux coudes. Je les ai plongées dans la merde et dans le sang."

Créée en 1948 au théâtre Antoine par François Périer et André Luguet, Les mains sales, pièce sur l'engagement politique, est une des œuvres théâtrales les plus retentissantes de l'auteur de Huis clos, des Mouches, de La putain respectueuse, des Séquestrés d'Altona, du Diable et le bon Dieu.

Mon avis :

Balancements incessants entre raison et passion, devoir et humanité, culpabilité et innocence, ce chef-d'oeuvre de Jean-Paul Sartre met à nu les tergiversations d'un homme qui le mèneront à la fois au drame politique et personnel...

J'aime énormément cette pièce que je peux rapprocher en de nombreux aspects de la tragédie Les Justes de Camus - que je recommande par ailleurs !

Les mains sales, de Jean-Paul Sartre

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Rédigé par Perrine

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Publié le 10 Juillet 2013

Genre : Théâtre de l'absurde

Date de parution : 1951

Quatrième de couverture :

La leçon est l'une des pièces les plus jouées et les plus lues d'Eugène Ionesco. Elle commence comme une satire hilarante de l'enseignement, pour faire allusion ensuite à de savantes théories linguistiques ; le ton, alors, change : la farce se termine en tragédie lorsque le professeur tue son élève. Mais cette tragédie est, elle aussi, parodique : chacun lui donne le sens qu'il veut.

Mon avis :

Un professeur reçoit sa jeune élève pour lui donner un cours. Après un début ordinaire, peu à peu, sournoisement la pièce adopte une tournure singulière, les personnages changent, leurs rapports évoluent, montent en puissance, en deviennent bientôt inquiétants...

Cette courte pièce de Ionesco est d'un humour absurde et morbide poussé à l'extrême : c'est un petit chef-d’œuvre !

La leçon, d'Eugène Ionesco

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Rédigé par Perrine

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Publié le 10 Juillet 2013

Genre : Théâtre de l'absurde

Date de parution : 1896

Quatrième de couverture :

Le personnage d'Ubu, né d'une pièce créée par des lycéens, est devenu le symbole universel de l'absurdité du pouvoir, du despotisme, de la cruauté. Jarry en montre le ridicule, lui oppose l'arme que les faibles gardent face aux tyrans, la formidable liberté intérieure que donne le rire. Le sens du comique et de l'humour change le tyran en marionnette, en ballon gonflé d'air.

Mon avis :

Comble du grotesque et de l'absurde, Ubu roi tourne en dérision l'archétype du tyran poussé à l'extrême. C'est gros, très gros, énorme même... Que dis-je ? Ubuesque !

Ubu Roi, d'Alfred Jarry

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Rédigé par Perrine

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Publié le 30 Juin 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1955

Quatrième de couverture :

« C'étaient des bonnes à tout faire, les milliers de Bretonnes qui débarquaient dans les gares de Paris. C'étaient aussi les colporteurs des petits marchés de campagne, les vendeurs de fils et d'aiguilles, et tous les autres. Ceux - des millions - qui n'avaient rien qu'une identité de mort.

Le seul souci de ces gens c'était leur survie : ne pas mourir de faim, essayer chaque soir de dormir sous un toit.

C'était aussi de temps en temps, au hasard d'une rencontre, PARLER. Parler du malheur qui leur était commun et de leurs difficultés personnelles. Cela se trouvait arriver dans les squares, l'été, dans les trains, dans ces cafés des places de marché pleins de monde où il y a toujours de la musique. Sans quoi, disaient ces gens, ils n'auraient pas pu survivre à leur solitude. » (Marguerite Duras, Hiver 1989).

Mon avis :

Il s'agit d'un dialogue assez spontané, neutre et dépouillé, mystérieux et rempli de non-dits, entre deux personnages dont on ignore quelle relation ils entretiennent véritablement... De l'amour à l'indifférence, toutes les nuances sont permises, et c'est à nous de les imaginer !

Le Square, de Marguerite Duras

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Rédigé par Perrine

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Publié le 30 Juin 2013

Genre : Comédie

Date de parution : 1660

Quatrième de couverture :

Le titre de cette comédie de 1660, six mois après Les Précieuses ridicules, est déjà un programme. Tout le théâtre de Molière tient dans ces trois mots. Sganarelle est un type comique qu'on retrouvera dans nombre de ses pièces, jusqu'au Dom Juan. Le cocu, c'est le personnage éternellement ridicule de la farce et du fabliau médiéval, berné et furieux de l'être... Molière fait d'une marionnette un caractère. La jalousie sera un des grands thèmes de son théâtre, et mène à Alceste. Le dernier mot du titre, l'imaginaire, désigne les illusions dont vivent les personnages, leurs égarements, la quête de l'authenticité et de la réalité sous les obsessions. L'essentiel est de rapprocher ces trois termes pour faire rire. On rit de la déformation, de la difformité : le masque déforme le corps, l'obsession déforme l'esprit, la passion torture l'âme.

Mon avis :

Si les histoires d'amour et de jalousie sont toujours croustillantes, elles deviennent cocasses et risibles lorsqu'elles sont le fruit de mésententes, d'illusions et de quiproquos ! Histoire de se moquer un peu des propensions fâcheuses de la nature humaine à interpréter et conclure sur des bagatelles... et pourquoi pas, par la même occasion, se jouer de nos propres craintes qui ne sont pas toujours fondées, je recommande cette comédie !

Sganarelle ou Le Cocu imaginaire, de Molière

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Théâtre

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