Publié le 31 Août 2013

"On entend :

- Elle va rester ainsi jusqu'à l'apparition de la lumière.

Ils se taisent. La lumière augmente de façon indiscernable tant son mouvement est lent. De même la séparation des sables et des eaux.

La lumière monte, ouvre, montre l'espace qui grandit.

L'incendie, à son tour, se décolore comme le ciel, la mer.

Le voyageur demande :

- Qu'arrivera-t-il lorsque la lumière sera là ?

On entend :

- Pendant un instant elle sera aveuglée. Puis elle recommencera à me voir. A distinguer le sable de la mer, puis, la mer de la lumière, puis son corps de mon corps. Après elle séparera le froid de la nuit et elle me le donnera. Après seulement elle entendra le bruit vous savez... ? de Dieu ? ... ce truc ?

Ils se taisent. Ils surveillent la progression de l'aurore extérieure."

Extrait de L'amour de Marguerite Duras

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2010

Quatrième de couverture :

Camille vient de perdre sa mère. Parmi les lettres de condoléances, elle découvre un étrange courrier, non signé. Elle croit d’abord à une erreur mais les lettres continuent d’arriver, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend qu’elle n’est pas étrangère au terrible secret que cette correspondance renferme.

Dans ce premier roman sur fond de Seconde Guerre mondiale, Hélène Grémillon mêle de main de maître récit historique et suspens psychologique.

Le confident a obtenu cinq prix littéraires et été traduit en dix-huit langues.

Mon avis :

Pour un coup d'essai, c'est un coup de maître : en 2010, Hélène Grémillon fait fort avec son premier roman, qui obtient 5 prix littéraires. Cette histoire énigmatique nous plonge dans un passé proche, à l'époque de la Seconde Guerre Mondiale, en vue de déterrer des secrets de famille et d'élucider les mystères de l'identité... C'est captivant !

Le confident, d'Hélène Grémillon

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Roman

Date de parution : 1997

Quatrième de couverture :

Zhao le soldat et Ayamei la révoltée courent dans les rues sombres de Pékin. La Place de la Paix céleste - Tian an men - est couverte du sang des étudiants. Du sang des enfants de la Chine moderne, élevés dans l'idéologie étouffante du régime maoïste.

Ayamei se cache, quitte Pékin, parcourt des milliers de kilomètres, fuit vers la montagne. Inlassablement Zhao suit sa piste. Son acharnement est à la mesure de sa foi dans le régime : aveugle et sans limites. Au terme de cette longue traque, Zhao, l'autodidacte inflexible, se laissera-t-il contaminer par la beauté et la poésie ou choisira-t-il d'ignorer la voie qu'Ayamei est en train de découvrir ?

Il deviendra, malgré lui, le héros d'un roman d'amour sobre, pudique et troublant.

Mon avis :

Zhao, jeune soldat, est désigné pour pourchasser Ayamei, une dissidente du régime maoïste. Au fil de sa traque, Zhao apprend à la connaître, en particulier par le biais du journal intime qu'il découvre, et qui offre un regard sincère et émouvant sur ce qu'elle a vécu plus jeune. Néanmoins, Zhao a pour mission de la tuer s'il la retrouve... Entre devoir et sentiments, quelle voie va-t-il choisir ?

C'est un très beau récit, sensible, qui a reçu le Prix Goncourt du premier roman en 1997.

Porte de la paix céleste, de Shan Sa

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2001

Quatrième de couverture :

Simon, Garance et Lola, trois frères et sœurs devenus grands, s'enfuient d'un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier d'un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle.

Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d'enfance volée à leur vie d'adultes.

Mon avis :

En éveillant la nostalgie de l'enfance, ce roman suscite aussi chez le lecteur une critique du mariage et de nos vies d'adultes un peu trop bien rangées... Il ouvre une parenthèse, et offre une bouffée de fraîcheur et d'insouciance sur notre quotidien un peu trop formaté, contrôlé et préprogrammé... L'échappée belle est un état d'esprit qui porte bien son nom !

L'échappée belle, d'Anna Gavalda

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Roman

Date de parution : 1959

Quatrième de couverture :

Paule se mira dans son miroir et y vit "une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune". Cette phrase d'une mélancolie soutenue, si pleine de la "petite musique" chère aux admirateurs de Françoise Sagan, donne la note de ce si célèbre roman, porté à l'écran par Anatole Litvak. Paule... décoratrice de mode délaissée par son amant, adorée par un jeune homme de quinze ans son cadet, inquiète, hésitante au seuil d'une nouvelle liaison - amour, passion, toquade ? -, tourmentée par un désir désespéré de bonheur, de jeunesse... Une femme de (presque) quarante ans dont Sagan nous livre ici le portrait tendre, ironique, lucide.

Mon avis :

C'est un accord tacite, plus ou moins consenti... deux divorcés quadragénaires qui s'aiment, mais ne vivent pas ensemble... un homme un peu volage, une femme fidèle et malheureuse... Somme toute, l'histoire d'un couple, agrémenté d'imperfections, et de ce qu'il comporte comme trahisons, passades et infidélités.

Mais voilà qu'un jour, Simon, un bel homme jeune, admirable et séduisant, fait soudain irruption dans la vie de ce couple, fragile, certes, mais routinier. Au cœur d'une triade amoureuse, Paule est en proie alors au doute, aux insatisfactions et aux incertitudes...

Aimez-vous Brahms..., de Françoise Sagan

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1957

Quatrième de couverture :

Quoi qu'il puisse arriver, Jonas, peintre au talent reconnu, croit en sa bonne étoile - jamais elle ne cessera de l'aider et de le guider. Pourtant la vie, ses proches, ses amis, ses disciples l'acculent peu à peu à la stérilité artistique...

Mon avis :

Extraite du magnifique recueil d'Albert Camus L'exil et le royaume, cette nouvelle retrace la vie d'un homme, un artiste qui a tout voué à sa passion et à ses toiles : l'apogée de son succès puis sa déchéance progressive... J'ai beaucoup aimé le thème abordé et le message final, bref, limpide et puissant, tel une douche froide.

Jonas ou l'artiste au travail, d'Albert Camus

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1957

Quatrième de couverture :

"Janine sentit soudain qu'on la regardait et se tourna vers la banquette qui prolongeait la sienne, de l'autre côté du passage. Celui-là n'était pas un Arabe et elle s'étonna de ne pas l'avoir remarqué au départ. Il portait l'uniforme des unités françaises du Sahara et un képi de toile bise sur sa face tannée de chacal, longue et pointue. Il l'examinait de ses yeux clairs, avec une sorte de maussaderie, fixement. Elle rougit d'un coup et revint vers son mari qui regardait toujours devant lui, dans la brume et le vent."

Mon avis :

Cette courte nouvelle extraite du recueil L'exil et le royaume d'Albert Camus offre à mon sens un message magnifique, poétique et symbolique, sur la définition de l'amour, fait de rêves et de liberté...

La femme adultère, d'Albert Camus

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2009

Quatrième de couverture :

Mathilde et Thibault ne se connaissent pas. Au cœur d'une ville sans cesse en mouvement, ils ne sont que deux silhouettes parmi des millions. Deux silhouettes qui pourraient se rencontrer, se percuter, ou seulement se croiser. Un jour de mai.

Les Heures souterraines est un roman vibrant et magnifique sur les violences invisibles d'un monde privé de douceur, où l'on risque de se perdre, sans aucun bruit.

Mon avis :

Les heures souterraines est un roman à la fois triste et réaliste sur la dureté et les frustrations de la vie, la cruauté du monde du travail et l'inhumanité de la ville... C'est aussi l'histoire de deux anonymes, deux grains de sable perdus dans une immensité, qui, peut-être, pourraient se croiser, s'apporter l'un à l'autre ce qui les sauverait...

Les heures souterraines, de Delphine de Vigan

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1897

Quatrième de couverture :

Aimable jeune homme et auteur à demi-succès patronné par Sarah Bernhard, Rostand devient du jour au lendemain avec Cyrano de Bergerac un héros national, sur-le-champ décoré de la Légion d'honneur. Somptueux divertissement poético-militaire, pièce historique qui rappelait à la fois Les Trois Mousquetaires et le monde des précieux, drame en vers d'une ahurissante virtuosité où parut revivre le meilleur de Ruy Blas, Cyrano conquit sans peine un public lassé du théâtre d’idées, qu'enflamma le patriotisme culturel de l'auteur. "Ainsi, il y a un chef-d’œuvre de plus au monde", écrivait Jules Renard le soir de la générale. Il faut sans doute en rabattre un peu, mais un peu seulement : bien que né dans le sérail de la plus bourgeoise des bourgeoisies, Cyrano demeure la plus grande réussite de théâtre populaire à ce jour connue et le dernier acte, avec son couvent et ses feuilles mortes, est aussi émouvant qu'un finale de Verdi.

Mon avis :

Rien qu'à en juger par la quantité de références culturelles qui en sont tirées, il va de soi que Cyrano de Bergerac est aujourd'hui devenu un incontournable de la littérature... Derrière cette pièce en vers admirablement bien écrite, on (re)découvre avec très grand plaisir la captivante intrigue amoureuse d'un héros de capes et d'épées... J'ai adoré !

Cyrano de Bergerac, d'Edmond Rostand

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Rédigé par Perrine

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Publié le 17 Août 2013

Genre : Théâtre

Date de parution : 1944

Quatrième de couverture :

Rêvant de faire fortune et d'aller vivre au soleil, Martha et sa mère assassinent pour les dépouiller les clients de leur auberge. Le frère de Martha, parti depuis vingt ans et revenu incognito, sera leur dernière victime : quand elles découvrent qui elles ont tué, les deux femmes se suicident. D'un malentendu, Camus a fait le sujet d'une « tragédie moderne ». Le malheur y vient moins de l'aveuglement, propres aux tragiques grecs, que d'une éperdue volonté de bonheur soutenue par une énergie capable d'aller au crime. Déjà mise au jour par Le Mythe de Sisyphe, l'absurdité de la condition humaine donne au Malentendu d'étranges résonances, moins proches des tragédies d'Eschyle, parfois, que du théâtre d'Ionesco.

Mon avis :

Une jeune femme, aidée de sa mère, assassine son propre frère, venu leur rendre visite après des années d'absence sous une identité cachée. C'est un drame cruel né d'un malentendu. Un drame tellement absurde qu'il en devient burlesque...

Le malentendu, d'Albert Camus

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Rédigé par Perrine

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