Publié le 24 Octobre 2014

"Parle-moi, je disais, parle-moi de toi et de moi, installe-nous avec des mots, des serments, puisqu'on n'est inscrits nulle part ailleurs. L'amour, ce n'est pas un mot d'amour tous les matins, il répondait, l'amour ne se dit pas, il se vit. Et si je suis avec toi, c'est parce que j'ai accepté de t'aimer de cette manière. C'est la seule manière que je connaisse. Je me moque si tu me dis je t'aime ou pas. Ce ne sont que des mots [...] et si tu n'étais pas ce que tu es, je serais déjà parti depuis longtemps..."

***

"Observez attentivement un désir. Quel est son mécanisme. Tout d'abord survient une excitation, une exaltation, la sensation que quelque chose de nouveau va survenir dans votre vie. Puis l'événement a lieu : vous achetez la voiture ou le bateau, vous vous installez dans la maison que vous convoitiez, vous allez au rendez-vous amoureux tant attendu... [...] Quelque temps plus tard, l'euphorie a disparu. Que s'est-il passé ? Votre mental se désintéresse très vite de ce qu'il a conquis. L'excitation venait de la poursuite, l'ivresse du désir vous a fait oublier la sensation de vide qui vous ronge intérieurement. Quand l'objet de vos rêves est en votre possession, la voiture devant votre porte, l'argent placé en banque, la nouvelle conquête dans votre lit, cela ne vous stimule plus. Le vertige secret réapparaît et il vous faut un autre désir pour échapper à l'angoisse. C'est ainsi que l'homme court d'un mirage à l'autre et devient un mendiant. Mille fois la vie vous a appris que les désirs n'apportent que déception. Le but atteint réveille votre état de manque et la frustration vous lance à la poursuite d'un nouveau leurre. Le jour où vous comprendrez que le désir mène toujours à l'échec marquera le tournant de votre vie. La vraie aventure aura commencé, elle est intérieure."

Citations de "Embrassez-moi", de Katherine Pancol

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Rédigé par Perrine

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Publié le 5 Octobre 2014

"L'étape suivante a été la pensée, pour autant que l'on puisse qualifier de telle le flux qui s'est emparé de mon esprit. Aux antipodes des ruminations qui peuvent l'engluer, il s'est mis à virevolter, à pétiller, à fulminer des choses légères : c'était comme s'il cherchait à me charmer. Cela lui ressemble si peu que j'ai ri. J'ai tellement l'habitude qu'il m'adresse des récriminations, à l'exemple d'un locataire indigné de la mauvaise qualité du logement."

Extrait de Pétronille, d'Amélie Nothomb

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Rédigé par Perrine

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