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Publié le 11 Avril 2014

Genre : Poésie

Date de parution : 1928

Quatrième de couverture :

« Le livre est un retable de l'Andalousie avec des gitans, des chevaux, des archanges, des planètes, avec sa brise juive, avec sa brise romaine, avec des rivières, avec des crimes, avec la note commune du contrebandier et la note céleste des enfants nus de Cordoue qui narguent saint Raphaël. Un livre où est à peine exprimée l'Andalousie que l'on voit et où frémit celle que l'on ne voit pas. » (Frederico Garcia Lorca)

Mon avis :

J'ai été séduite par la beauté de ces poèmes en vers, écrits entre 1921 et 1927 ; le rythme et le thème m'ont immédiatement plongée dans l'univers andalou de l'auteur, dont je ne partage pourtant pas la culture. J'ai particulièrement aimé La Femme infidèle, dont Garcia Lorca dit lui-même, dans une conférence sur son œuvre que je recommande également de lire : « Le "romance" de La Femme infidèle, gracieux de forme et d'imagerie, mais purement anecdotique [...] est populaire au point que c'en est désespérant ; aussi, comme il flatte la sensualité et que je le considère comme le plus primaire et le moins andalou de tous, je ne le lis pas. »

Note : La version que j'ai lue a été traduite et annotée par André Belamich.

Romancero gitan, de Frederico Garcia Lorca

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Poésie

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Publié le 14 Décembre 2013

I

On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
- Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
- On va sous les tilleuls verts de la promenade.

Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas loin -
A des parfums de vigne et des parfums de bière....

II

- Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon
D'azur sombre, encadré d'une petite branche,
Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond
Avec de doux frissons, petite et toute blanche...

Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser.
La sève est du champagne et vous monte à la tête...
On divague ; on se sent aux lèvres un baiser
Qui palpite là, comme une petite bête....

III

Le cœur fou robinsonne à travers les romans,
Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère,
Passe une demoiselle aux petits airs charmants,
Sous l'ombre du faux col effrayant de son père...

Et, comme elle vous trouve immensément naïf,
Tout en faisant trotter ses petites bottines,
Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif....
- Sur vos lèvres alors meurent les cavatines...

IV

Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août.
Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire.
Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût.
- Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire...!

- Ce soir-là,... - vous rentrez aux cafés éclatants,
Vous demandez des bocks ou de la limonade..
- On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans
Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.

(le 29 septembre 1870)

***

Note : Petite référence au roman L'absente de Claire Mazard, par le biais duquel j'ai découvert pour la première fois ce poème lorsque j'étais plus jeune...

Roman, d'Arthur Rimbaud

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Poésie

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Publié le 12 Juillet 2013

Genre : Poème

Date de parution : 1876

Quatrième de couverture :

Un cireur de souliers, un fabricant de bonnets, un boulanger, un avocat et un castor, entre autres personnages, partent à la chasse d'un animal fantastique : le Snark. En espérant qu'il ne s'agira pas d'un boojum ! Moins connu qu'Alice au pays des merveilles mais aussi extravagant, La chasse au Snark conserve toute sa puissance comique. En regard du texte anglais, accompagné des illustrations originales de Henry Holiday, la traduction de l'oulipien Jacques Roubaud respecte l'oralité de ce long poème. Elle est suivie d'une analyse par le linguiste Bernard Cerquiglini.

L'occasion d'une promenade savoureuse à travers l'oeuvre de Lewis Carroll pour redécouvrir, à l'aune des recherches de Joyce et d'Artaud, l'un des chefs-d'oeuvre de la littérature victorienne.

Mon avis :

Complètement absurde et surréaliste, La chasse au Snark nous plonge dans un univers à la fois poétique, merveilleux et saugrenu. Ce récit original et surprenant, rempli de néologismes et écrit dans un style tout à fait singulier, m'a pour le moins interpellée ! Sachez par ailleurs que Lewis Carroll a déclaré l'avoir rédigé dans le sens inverse, commençant par le dernier vers pour remonter jusqu'au premier. Un petit chef-d’œuvre qui mérite lecture ! A bon entendeur...

La chasse au Snark, de Lewis Carroll

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Rédigé par Perrine

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Publié le 12 Juin 2013

"If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don’t deal in lies,
Or being hated, don’t give way to hating,
And yet don’t look too good, nor talk too wise:

If you can dream —and not make dreams your master
If you can think —and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you’ve spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build’em up with worn-out tools:

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: “Hold on!”

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings —nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds’ worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that’s in it,
And —which is more— you’ll be a Man, my son!"

If... by Rudyard Kipling

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Rédigé par Perrine

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Publié le 26 Mai 2013

Genre : Poésie

Date de parution : 1962

Quatrième de couverture :

Je voudrais pas crever, poème d’un homme jeune qui se sait bientôt condamné, donne son titre à un recueil de vingt-trois poèmes publiés après la mort de Boris Vian (1920-1959), et dont l’annonce de 1962 a marqué, avec quelques romans et nouvelles, le début de sa gloire posthume. N’était-ce point d’ailleurs une sorte de « chanson du néant » ?

Lorsque Noël Arnaud offrit à son tour l’édition de 1972, il y joignit quelques lettres de Vian au Collège de Pataphysique, l’institution pour laquelle celui-ci s’enthousiasma, passion qui venait après tant d’autres et qui avaient brulé sa vie, telles que l’amour et l’amitié, le jazz, l’écriture, la liberté.

Mon avis :

Une fois de plus, Boris Vian joue la carte de la provocation et n'a pas peur des mots, mais c'est dans un mélange habilement dosé de talent et d'humilité, dont témoignent ses mots d'esprit et l'autodérision sur sa condition de poète : Si j'étais pohéteû ; Un de plus ; Si les poètes étaient moins bêtes...

Hymne à la vie ou à la mort, au final je ne sais toujours pas. Mais tel qu'il est, sombre, ironique et grinçant, ce recueil de poèmes ne laisse personne indifférent.

Petite parenthèse : Le poème Je voudrais pas crever a été repris par les Têtes Raides (encore et toujours) dans une chanson éponyme de leur album "Fragile"... A écouter !

Je voudrais pas crever, de Boris Vian

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Rédigé par Perrine

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Publié le 25 Mai 2013

Genre : Florilège spirituel

Date de parution : 1997

Quatrième de couverture :

Les guerriers de la lumière se reconnaissent au premier regard. Ils sont au monde, ils font partie du monde. Souvent ils trouvent que leur vie n'a pas de sens. Mais ils n'ont pas renoncé à le trouver. Ils s'interrogent. Ils refusent la passivité et le fatalisme. C'est pour cela qu'ils sont des guerriers de la lumière. On trouvera dans ce livre bref, simple et précieux, la synthèse de la philosophie humaniste de Paulo Coelho : un message de confiance et de vie qui avec L'AIchimiste et La Cinquième Montagne, a déjà touché des millions de lecteurs dans le monde entier.

Mon avis :

C'est encore un très beau recueil de Paulo Coelho. Je ne recommande pas de le lire d'une seule traite, mais plutôt en plusieurs étapes, comme pour prendre le temps de méditer la portée des paroles. Le livre rassemble d'ailleurs des textes qui ont été publiés dans la rubrique d'un quotidien et d'autres journaux brésiliens. Il véhicule un message d'espoir, et prône le courage, l'intégrité, la loyauté, la générosité... Un appel à être soi-même, en toute situation, mais aussi à tirer le meilleur de soi-même. C'est un livre apaisant, et agréable à lire. Je le recommande pour lâcher prise, et prendre du recul sur son quotidien ; pour relativiser en somme... Un beau message !

Manuel du guerrier de la lumière, de Paulo Coelho

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Rédigé par Perrine

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Publié le 22 Mai 2013

Genre : Texte en prose

Date de parution : 1952

Quatrième de couverture :

Depuis la découverte, en 1981, de ce texte où Stig Dagerman, avant de sombrer dans le silence et de se donner la mort, fait une ultime démonstration des pouvoirs secrètement accordés à son écriture, le succès ne s'est jamais démenti. On peut donc, aujourd'hui, à l'occasion d'une nouvelle édition de ce " testament ", parler d'un véritable classique, un de ces écrits brefs dont le temps a cristallisé la transparence et l'inoubliable éclat.

Mon avis :

J’ai découvert ce texte pour la première fois dans l’album des Têtes Raides « Banco », chanté par Christian Olivier. Les mots m’ont immédiatement touchée ; je l’ai réécouté, et encore écouté… jusqu’à connaître des passages par cœur. Puis j’ai décidé de le lire, et je ne me suis pas lassée de le relire, et de le lire encore…

Cet opuscule précède le suicide de l’auteur en novembre 1954. C’est une alternance incessante entre des mouvements de beauté, de grâce et d’espoir, et des pensées plus sombres gangrenées par le désespoir, le tout dans une écriture très poignante qui nous prend aux tripes… Je recommande vivement !

Notre besoin de consolation est impossible à rassasier, de Stig Dagerman

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Rédigé par Perrine

Publié dans #Poésie

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