Publié le 8 Mai 2014

« Entrant en tenue de soldat dans la chambre, à la tombée de la nuit, il s’approche sans bruit du berceau, se penche avec précaution pour ne pas verser sur cette petite chose endormie les tumultes de la guerre – abasourdi de joie soudain par ses minuscules poings serrés sur des songes blancs, ses cheveux d’ange, le trait finement ourlé de ses yeux clos, le réseau transparent de ses veines, l’inexprimable fraîcheur de son souffle qui trace sur la main meurtrie d’Emile comme une invitation au silence. Soulevant le voile de mousseline, Mathilde présente son œuvre à son grand homme. Car elle le voit grand dans sa triste tenue de combat qui sent la sueur, la poussière, l’infortune des armes. Elle lit dans ses traits durcis, dans les plis inédits de son visage autour de sa bouche et sur son front, l’âpreté de sa vie là-bas, ce courage permanent qu’il puise dans ses entrailles. Elle n’ose lui parler des privations de l’arrière, à lui qui est privé de tout, des rudes tâches d’homme à accomplir, des décisions à prendre seule, de sa lassitude, de ce Noël insipide sans lui […]. Elle se sent pleine de reconnaissance et de pitié. Posant une main sur sa nuque, elle avoue ce manque cruel de tendresse qu’il partage avec elle, tandis que, levant la tête du berceau, il s’enivre du doux parfum de la femme poudrée. Elle a tellement attendu qu’elle n’est plus certaine de reconnaître en cet homme celui dont elle guettait désespérément le retour. Elle se demande maintenant à le contempler près d’elle si elle n’a pas vu trop grand pour son tricot, quand elle essayait, en refermant ses bras sur elle dans une étreinte fictive, d’évaluer de mémoire le torse de son mari, avec cet emplacement pour poser sa tête à elle, ce creux tout exprès contre l’épaule qu’elle cherche de son front à présent… »

Extrait de Les champs d'honneur, de Jean Rouaud

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

« Ce n’était donc que cela, aimer ! ce n’était donc que cela, une femme ! Pourquoi, ô mon Dieu, avons-nous encore faim alors que nous sommes repus ? pourquoi tant d’aspirations et tant de déceptions ? pourquoi le cœur de l’homme est-il si grand, et la vie si petite ? il y a des jours où l’amour des anges même ne lui suffirait pas, et il se fatigue en une heure de toutes les caresses de la terre. »

***

« Aimer une telle femme ? m’aurait-on dit, et d’abord personne ne l’eût compris […].

Ils auraient eu raison, elle n’était peut-être ni plus belle ni plus ardente qu’une autre, j’ai peur de n’aimer qu’une conception de mon esprit et de ne chérir en elle que l’amour qu’elle m’avait fait rêver.

Longtemps, je me suis débattu sous cette pensée, j’avais placé l’amour trop haut pour espérer qu’il descendrait jusqu’à moi. »

***

« Que de fois, cependant, il avait désiré quitter pour toujours sa chambre, […] et il se sépara de tout cela avec peine ; ce sont peut-être les endroits qu’on a le plus maudits que l’on préfère aux autres, les prisonniers ne regrettent-ils pas leur prison ? C’est que, dans cette prison, ils espéraient et que, sortis, ils n’espèrent plus ; à travers les murs de leur cachot, ils voyaient la campagne émaillée de marguerites, sillonnée de ruisseaux, couverte de blés jaunes, avec des routes bordées d’arbres, - mais, rendus à la liberté, à la misère, ils revoient la vie telle qu’elle est, pauvre, raboteuse, toute fangeuse et toute froide. »

***

« Il songea un instant s’il ne devait pas en finir ; personne ne le verrait, pas de secours à espérer, en trois minutes il serait mort ; mais, de suite, par une antithèse ordinaire dans ces moments-là, l’existence vint à lui sourire, sa vie de Paris lui parut attrayante et pleine d’avenir, il revit sa bonne chambre de travail, et tous les jours tranquilles qu’il pourrait y passer encore. Et cependant les voix de l’abîme l’appelaient, les flots s’ouvraient comme un tombeau, prêts de suite à se refermer sur lui et à l’envelopper dans leurs plis liquides… »

Extraits de Novembre, de Gustave Flaubert

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Roman

Date de parution : 1913

Quatrième de couverture :

"Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189...
Je continue à dire « chez nous », bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n'y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j'appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours supérieur, où l'on préparait le brevet d'instituteur, et le Cours moyen. Ma mère faisait la petite classe.
Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l'extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par-derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs... tel est le plan sommaire de cette demeure où s'écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie - demeure d'où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures."

Énigmatique et bravache, ce nouveau pensionnaire de l'école de Sainte-Agathe, rapidement surnommé « le Grand Meaulnes » par les autres élèves, n'en finit pas de subjuguer.

Son mystère augmente encore quand, au retour d’une fugue, il conte son étrange aventure : la rencontre d'une très belle jeune fille dans un château inconnu lors d’une fête étrange où les enfants sont rois. Avec l'aide de François, le fils de l'instituteur, il part en quête de ce paradis perdu. « Mais le passé peut-il renaître ? »

Cette question que pose Meaulnes, c'est celle que se pose Alain-Fournier, à travers ce roman pétri de souvenirs personnels.

***

Lire Le Grand Meaulnes c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l'enfance scruté par le regard fiévreux de l'adolescence. Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s'élève la rumeur d'une fête étrange dont la hantise se fait d'autant plus forte que l'existence s'en éloigne irrévocablement.

Mon avis :

Pour l'unique roman d'Alain Fournier, de son vrai nom Henri-Alban Fournier, Le Grand Meaulnes est un pur chef-d’œuvre ! C'est assurément l'un des plus beaux romans de mon adolescence, dans lequel l'aventure, l'amitié, la passion et la tristesse du sort s'entremêlent magnifiquement.

Ecrit dans un style à la fois simple et sublime, ce roman véhicule chez moi une importante vague d'émotions, dont le sentiment d'une immense nostalgie. On plonge dans l'univers de Meaulnes pour partager ses aventures, sa passion et ses peines, immortelles, et souffrir avec lui le désenchantement de son destin.

Le Grand Meaulnes, d'Alain-Fournier

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Journal

Date de parution : 1985

Quatrième de couverture :

"J'ai retrouvé ce Journal dans deux cahiers des armoires bleues de Neauphle-le-Château.

Je n'ai aucun souvenir de l'avoir écrit.

Je sais que je l'ai fait, que c'est moi qui l'ai écrit, je reconnais mon écriture et le détail de ce que je raconte, je revois l'endroit, la gare d'Orsay, les trajets, mais je ne me vois pas écrivant ce Journal. Quand l'aurais-je écrit, en quelle année, à quelles heures du jour, dans quelle maison ? Je ne sais plus rien.

Ce qui est sûr, évident, c'est que ce texte-là, il ne me semble pas pensable de l'avoir écrit pendant l'attente de Robert L.

Comment ai-je pu écrire cette chose que je ne sais pas encore nommer et qui m'épouvante quand je la relis. Comment ai-je pu de même abandonner ce texte pendant des années dans cette maison de campagne régulièrement inondée en hiver.

La douleur est une des choses les plus importantes de ma vie. Le mot « écrit » ne conviendrait pas. Je me suis trouvée devant des pages régulièrement pleines d'une petite écriture extraordinairement régulière et calme. Je me suis trouvée devant un désordre phénoménal de la pensée et du sentiment auquel je n'ai pas osé toucher et au regard de quoi la littérature m'a fait honte." (M. D.)

La dernière guerre, Marguerite Duras l'a vécue tout à la fois comme femme dont le mari avait été déporté, comme résistante, mais aussi, comme écrivain. Lucide, étonnée, désespérée parfois, elle a, pendant ces années, tenu un journal, écrit des textes que lui inspirait tout ce qu'elle voyait, ce qu'elle vivait, les gens qu'elle rencontrait ou affrontait. Ce sont ces récits et des extraits de son journal, que Marguerite Duras a réunis sous le titre La douleur.

Mon avis :

J'ai eu envie de suggérer la lecture de ce petit journal qui clôt le recueil La douleur, car il m'a particulièrement touchée, et éveillé en moi une grande curiosité. J'ai dû le relire plusieurs fois pour mieux le comprendre et en apprécier la teneur. C'est l'histoire d'une petite fille juive, une dame et un chat, au cours des bombardements de la Seconde Guerre mondiale...

C'est un texte que j'ai trouvé beau et intéressant, mais qui demeure encore assez énigmatique pour moi... En un mot ? Durassien !

Aurélia Paris, de Marguerite Duras

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Nouvelles

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

« Il s’aperçut qu’il avait peu à peu repoussé vers la vieillesse, pour "quand il aurait le temps" ce qui fait douce la vie des hommes. Comme si réellement on pouvait avoir le temps un jour, comme si l’on gagnait, à l’extrémité de la vie, cette paix bienheureuse que l’on imagine. »

Citation de Vol de nuit, d'Antoine de Saint-Exupéry

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Conte philosophique

Date de parution : 2002

Quatrième de couverture :

Il était une fois un jeune psychiatre nommé Hector qui n'était pas très content de lui : il voyait bien que, malgré sa bonne volonté, il n'arrivait pas à rendre les gens heureux. Hector décide alors de partir courir le monde afin de comprendre ce qu'est vraiment le bonheur.

Pourquoi rêvons-nous souvent d'une vie plus heureuse ? Trouve-t-on le bonheur dans la réussite ou dans les relations avec les autres ? Dépend-il des circonstances ou d'une manière de voir les choses ? Après bien des péripéties et des rencontres inattendues, Hector saura mieux répondre à ces questions...

Mon avis :

J’ai trouvé ce livre écrit par un psychiatre très accessible et intéressant ! Ce qui suit dévoile cependant une bonne partie de l’histoire et je déconseille vivement à ceux qui souhaiteraient lire le livre d’y jeter un coup d’œil ; ils auront bien plus de plaisir à le découvrir par eux-mêmes !

Pour les autres, voici un petit aperçu des idées de l’auteur, de réflexions éparses et d’éléments qui m’ont marquée, et que j’ai eu envie de résumer.

***

1°) Les 25 « leçons » du bonheur :

Hector ne collecte pas moins de vingt-cinq leçons sur le bonheur au fil de son voyage initiatique.

  • Leçon n°1 : Un bon moyen de gâcher son bonheur, c’est de faire des comparaisons.
  • Leçon n°2 : Le bonheur arrive souvent par surprise.
  • Leçon n°3 : Beaucoup de gens voient le bonheur seulement dans le futur.
  • Leçon n°4 : Beaucoup de gens pensent que le bonheur, c’est d’être plus riche ou plus important.
  • Leçon n°5 : Le bonheur, parfois, c’est de ne pas comprendre.
  • Leçon n°6 : Le bonheur c’est une bonne marche au milieu de belles montagnes inconnues.
  • Leçon n°7 : L’erreur, c’est de croire que le bonheur est le but.
  • Leçon n°8 : Le bonheur, c’est d’être avec des gens qu’on aime.
  • Leçon n°9 : Le bonheur, c’est que sa famille ne manque de rien.
  • Leçon n°10 : Le bonheur, c’est d’avoir une occupation qu’on aime.
  • Leçon n°11 : Le bonheur, c’est d’avoir une maison et un jardin.
  • Leçon n°12 : Le bonheur, c’est plus difficile dans un pays dirigé par de mauvaises personnes.
  • Leçon n°13 : Le bonheur, c’est de se sentir utile aux autres.
  • Leçon n°14 : Le bonheur, c’est d’être aimé pour ce qu’on est.
  • Leçon n°15 : Le bonheur, c’est de se sentir complètement vivant.
  • Leçon n°16 : Le bonheur, c’est de faire la fête.
  • Leçon n°17 : Le bonheur, c’est de penser au bonheur de ceux qu’on aime.
  • Leçon n°18 : Le bonheur, c’est de ne pas attacher trop d’importance à l’opinion des autres.
  • Leçon n°19 : Le soleil et la mer, c’est le bonheur pour tout le monde.
  • Leçon n°20 : Le bonheur, c’est une manière de voir les choses.
  • Leçon n°21 : Un grand poison du bonheur, c’est la rivalité.
  • Leçon n°22 : Les femmes sont plus attentives que les hommes au bonheur des autres.
  • Leçon n°23 : Le bonheur, c’est de s’occuper du bonheur des autres.
  • Leçon n°24 : Faire très attention aux autres.
  • Leçon n°25 : Prendre du temps pour regarder la beauté du monde.

Selon moi, certaines de ces leçons se recoupent (comme la 1 et la 21 ; la 6 et la 25 ; ou encore la 13, la 23 et la 24), d’autres me semblent accessoires (à l’instar de la 22), et celles qui me paraissent essentielles sont la 3, la 7, la 8, la 10, la 14, la 18, la 20 et la 23 !

2°) Les 5 familles de bonheur :

Hector définit vers la fin de son voyage cinq familles de bonheur.

Deux familles de bonheur excité :

1. La joie, faire la fête, partir en voyage, se retrouver au lit avec une femme qu’on désire.

2. Travailler à quelque chose qu’on aime, vouloir atteindre un but.

Deux familles de bonheur calme :

3. Se sentir content tout simplement, et vouloir que ça dure.

4. La manière de voir les choses : supporter et garder sa sérénité quoi qu’il arrive.

Et une cinquième famille de bonheur, le bonheur avec les autres :

5. L’amitié, l’amour partagé, faire attention au bonheur et au malheur des gens, se sentir utile aux autres.

3°) Bonheur et cerveau :

Une partie intéressante du livre aborde de manière tout à fait accessible le domaine des neurosciences et la neuropsychologie. Il s’agit d’études basées sur des IRM fonctionnelles, qui analysent le fonctionnement du cerveau en cas de mises en situation et décryptent les émotions en tant que réactions chimiques.

L’une des expériences consiste à demander à une personne d’imaginer une situation très triste, ou une situation très heureuse. A partir de l’IRM fonctionnelle de son cerveau, qui représente la consommation d’oxygène des différentes zones impliquées, le scientifique est capable de détecter quel genre d’émotion la personne a pu ressentir. Cela amène Hector à se demander si le bonheur peut se résumer à une simple réaction chimique.

D’autre part, toutes les conditions réunies chez un individu pour le bonheur n’impliquent pas nécessairement que cette personne soit heureuse ; aussi le bonheur ne dépend pas uniquement des circonstances, mais d’une façon de voir les choses, certaines personnes étant naturellement plus « douées » pour le bonheur que d'autres.

Le Voyage d'Hector ou la recherche du bonheur, de François Lelord

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Essais

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Roman

Date de parution : 2013

Quatrième de couverture :

Ferdinand vit seul dans sa grande ferme vide. Et ça ne le rend pas franchement joyeux. Un jour, après un violent orage, il passe chez sa voisine avec ses petits-fils et découvre que son toit est sur le point de s’effondrer. À l’évidence, elle n’a nulle part où aller. Très naturellement, les Lulus (6 et 8 ans) lui suggèrent de l’inviter à la ferme. L’idée le fait sourire. Mais ce n’est pas si simple, certaines choses se font, d’autres pas…
Après une longue nuit de réflexion, il finit tout de même par aller la chercher.
De fil en aiguille, la ferme va se remplir, s’agiter, recommencer à fonctionner. Un ami d’enfance devenu veuf, deux très vieilles dames affolées, des étudiants un peu paumés, un amour naissant, des animaux. Et puis, Paulette…

Mon avis :

Cette histoire, à travers les thèmes de la solitude et l'isolement à la campagne, nous sensibilise et nous fait réfléchir à la solidarité du voisinage et l'enrichissement mutuel entre les différentes générations, dans une société de plus en plus marquée par l'individualisme... C'est du baume au cœur !

A noter que les romans de Barbara Constantine, parmi lesquels figure aussi Tom, petit Tom, tout petit homme, Tom, sont très agréables et faciles à lire, pleins de simplicité et de tendresse.

Et puis, Paulette..., de Barbara Constantine

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1874

Quatrième de couverture :

Hauteclaire Stassin, tout comme son père avant elle, donne des leçons d'armes à la noblesse masculine de la ville de V. Or, un jour, cette jeune femme mystérieuse que personne ne connaît vraiment disparaît.
Quelques temps après, le docteur Torty, narrateur de cette histoire, se rend au château de Savigny, auprès de la Comtesse malade. Quelle n'est pas alors sa stupeur d'y rencontrer Hauteclaire, devenue la femme de chambre Eulalie...
Le Comte de Savigny et Hauteclaire, amants diaboliques, ne laisseront rien ni personne venir entraver leur amour.

Mon avis :

C'est la première nouvelle que j'ai lue du recueil Les Diaboliques, et je l'ai trouvée vraiment très bien écrite !

Dans la même lignée que le Marquis de Sade, Jules Barbey d'Aurevilly dresse les portraits de ses anti-héros, et pose à travers eux la question de la nécessité d'un lien entre le bonheur, la morale et l'intégrité. Faut-il être bon pour être heureux ? Peut-on vivre léger dans la corruption, avec la conscience souillée, sans être rongé par la moindre trace de culpabilité ?

Voici une histoire épatante d'immoralité...

Le bonheur dans le crime, de Jules Barbey d'Aurevilly

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Nouvelles

Repost 0

Publié le 4 Mai 2014

Genre : Roman

Date de parution : 1887

Quatrième de couverture :

Pierre, médecin, ne comprend pas pourquoi un ami de sa famille a légué sa fortune à Jean, son frère cadet. Au terme d'une véritable enquête policière, il mettra au jour un terrible secret. Le quatrième roman de Maupassant (1850-1893), publié en 1888, est sans doute le meilleur. Le récit, qui tient à la fois de l'étude naturaliste et de l'analyse psychologique, s'appuie sur une intrigue, simple et forte. Dans sa célèbre préface, l'auteur développe une théorie qui préfigure la modernité romanesque : il s'agit moins de reproduire le réel que d'en donner l'illusion.

Mon avis :

J'ai apprécié ce roman, et l'ai trouvé vraiment intéressant concernant l'analyse psychologique des personnages et leurs relations familiales et fraternelles : la rivalité de deux frères et les rapports particuliers qu'ils entretiennent avec leur mère...

Comme tous les romans, contes et nouvelles de Guy de Maupassant, Pierre et Jean est une lecture fluide, agréable et prenante, que je suggère à tous !

Pierre et Jean, de Maupassant

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0