Publié le 29 Septembre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2005

Quatrième de couverture :

"Esther, le Zahir. Elle a tout rempli. Elle est la seule raison pour laquelle je suis en vie. [...] Je dois me reconstruire et, pour la première fois de toute mon existence, accepter que j'aime un être humain plus que moi-même."
Un célèbre écrivain tombe des nues lorsque sa femme, Esther, correspondante de guerre, disparaît mystérieusement. Elle semble l'avoir quitté pour un autre... Mais, au bout de dix ans de mariage, il ne peut accepter son départ sans une véritable explication. Alors que la femme qu'il aime devient son Zahir, son obsession, l'écrivain part en quête de lui-même. De Paris à l'Asie centrale, son périple lui ouvrira les yeux sur le véritable amour.

Mon avis :

Ce beau roman de Paulo Coelho nous offre une nouvelle vision de l'amour, par une remise en question des chemins tout tracés. Il nous appelle à faire nos choix et à agir en fonction de nous-même, et non pour le regard des autres. C'est la signification de la liberté, qui implique de se laisser porter par l'Amour, de ne pas s'accommoder lâchement d'une existence qui ne nous satisferait pas, et de ne pas se mentir à soi-même en faisant semblant d'être heureux. En somme, il s'agit de réaliser nos rêves, et pour cela d'oublier notre histoire personnelle - que l'on a tenté avant tout de rendre conforme aux attentes sociales - pour redevenir vraiment soi.

Le Zahir, de Paulo Coelho

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

Genre : Nouvelle

Date de parution : 1966

Quatrième de couverture du recueil Le K :

Selon une légende vivace chez les gens de mer, un squale monstrueux — le K — suit la victime qu'il s'est choisie pendant des années s'il le faut jusqu'à ce qu'il réussisse à la dévorer. Bien qu'il sache le K dans son sillage, Stefano passe sa vie à bourlinguer. Devenu vieux, il se décide à affronter le monstre et découvre que celui-ci ne le suivait que pour lui offrir la plus belle perle du monde... mais c'est trop tard.

Dans sa brièveté, l'histoire du K qui donne son titre au recueil contient tous les thèmes familiers à Dino Buzzati et définit parfaitement un art où le merveilleux et l'humour se mêlent à l'observation lucide avec une maîtrise que confirment les cinquante autres récits suivants. Une sensibilité exacerbée, un sens aigu de la justice, un certain pessimisme aussi donnent une résonance poignante au Compte, à la Petite Circé, à L'Ascenseur, au Veston ensorcelé, à L'Œuf, par exemple. Le fantastique de Buzzati est étroitement accordé à l'air de notre temps et aux préoccupations du jour : la guerre mondiale, la dictature, le mal de la jeunesse et la solitude, comme en témoignent Chasseurs de vieux, La Leçon de 1980 ou Suicide au parc et L'Arme secrète.

Mais il faudrait tout citer de cet écrivain qui se place parmi les meilleurs auteurs contemporains.

Mon avis :

Extraite du recueil fantastique Le K de Dino Buzzati, cette nouvelle, dénonçant la cruauté de l'injustice sociale, s'achève par une fin explosive et démesurée, à la hauteur de la vengeance escomptée... J'ai beaucoup aimé !

L'oeuf, de Dino Buzzati

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Nouvelles

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2004

Quatrième de couverture :

Souvent les enfants s'inventent une famille, une autre origine, d'autres parents Le narrateur de ce livre, lui, s'est inventé un frère. Un frère aîné, plus beau, plus fort, qu'il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas... Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. Et c'est alors toute une histoire familiale, lourde, complexe, qu'il lui incombe de reconstituer. Une histoire tragique qui le ramène aux temps de l'Holocauste, et des millions de disparus sur qui s'est abattue une chape de silence.

Psychanalyste, Philippe Grimbert est venu au roman avec La Petite Robe de Paul. Avec ce nouveau livre, couronné en 2004 par le prix Goncourt des lycéens et en 2005 par le Grand Prix littéraire des lectrices de Elle, il démontre avec autant de rigueur que d'émotion combien les puissances du roman peuvent aller loin dans l'exploration des secrets à l’œuvre dans nos vies.

Mon avis :

Ce roman de Philippe Grimbert est une histoire triste et complexe, basée sur la psychanalyse et à caractère autobiographique. Elle traite des non-dits, des secrets de famille enfouis qui nous construisent inconsciemment... Le roman aurait peut-être mérité d'être étoffé, tant il est bref et condensé. Mais c'est aussi cette concision qui le rend d'autant plus poignant. Ce n'est pas une lecture "facile", mais elle est très intéressante.

Un secret, de Philippe Grimbert

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

"A l'université, les rêves de voyages vers d'autres étoiles la séduisaient. Quel bonheur de s'évader loin dans l'univers, quelque part où la vie se manifeste autrement qu'ici et n'a pas besoin de corps ! Mais malgré toutes ses fusées stupéfiantes, l'homme n'avancera jamais loin dans l'univers. La brièveté de sa vie fait du ciel un couvercle noir contre lequel il se fracassera toujours la tête puis retombera sur la terre où tout ce qui vit mange et peut être mangé.

Misère et orgueil. "Sur un cheval la mort et un paon." Elle était debout devant la fenêtre et regardait le ciel. Ciel sans étoile, couvercle noir."

Note personnelle : Je recommande vivement la lecture de ce livre, particulièrement intéressant et bien écrit, digne de l’œuvre de son auteur.

Extrait de L'ignorance, de Milan Kundera

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

"A quoi sait-on qu'une personne âgée n'a plus toute sa tête ? Il y a comme un flottement. Ce n'est pas elle qui est perdue face à nous, c'est nous qui sommes perdus face à elle. Elle détient un savoir capital : elle connaît l'art de ne plus assimiler ce qu'elle refuse. Nous voudrions tous être capables de ce prodige."

Citation de La nostalgie heureuse, d'Amélie Nothomb

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

"L'amitié a les qualités d'un fleuve qui contourne les rochers, s'adapte aux vallées et aux montagnes, se transforme parfois en lac jusqu'à ce que la dépression soit remplie et qu'il puisse poursuivre son chemin."

Note personnelle : Ce très beau récit de Paulo Coelho fait écho en de nombreux points, tant par la forme que par le fond, au chef-d’œuvre de Khalil Gibran, Le Prophète, paru en 1923.

Citation de Le manuscrit retrouvé, de Paulo Coelho

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

"Et puis, il y a cette autre chose que je voudrais vous dire et que, sans doute, vous ne voudrez pas entendre ou croire : j'ai acquis cette conviction que ceux qui aiment et ceux qui ont du plaisir ne sont pas les mêmes.

Je crois en effet - pardonnez-moi - que l'amour est nécessairement la cause de souffrances.

Apprenez que l'autre est, avant tout, celui qui nous fait ou fera souffrir car il se dérobe toujours à nous, tôt ou tard, franchement ou par des voies détournées, consciemment ou inconsciemment, totalement ou partiellement. Oui, toujours il se dérobe et nous nous trouvons dans l'impossibilité de le posséder entièrement. Posséder : le vilain mot, n'est-ce pas ? Je vous entends d'ici. Et, pourtant, l'amour est, qu'on le souhaite ou non, une affaire de possession à la fin des fins. M'aimes-tu ? En aimes-tu un autre que moi ?

Pis : c'est précisément parce que l'autre se dérobe qu'on l'aime davantage. C'est l'obstacle qui nourrit la passion, qui la cristallise. C'est la difficulté. C'est cette nécessité permanente de séduire, de convaincre, de garder près de soi, d'empêcher de partir qui est l'aliment de l'amour. Ainsi, nous sommes dans un cercle vicieux, perdant forcément alors que nous croyions l'emporter, vaincu au final parce que nous ne pouvions pas gagner. L'amour génère sa propre destruction.

Je veux vous dire également que, lorsque je déclare que ceux qui aiment et ceux qui ont du plaisir ne sont pas les mêmes, je signale simplement que, dans une relation amoureuse, souvent, il en est un qui donne et l'autre qui prend, un qui s'expose et l'autre qui se protège, un qui souffrira et l'autre qui s'en sortira. C'est un jeu cruel parce qu'il est pipé. C'est un jeu dangereux parce que quelqu'un perd obligatoirement."

Note personnelle : C'est un très beau roman sur l'écriture, sur l'amour et la guerre, en grande partie épistolaire. Du même auteur, je recommande Les jours fragiles, qui traite aussi des thèmes de l'écriture et de l'homosexualité, à travers l'histoire de la relation amoureuse de Paul Verlaine et Arthur Rimbaud.

Extrait de En l'absence des hommes, de Philippe Besson

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Citations

Repost 0

Publié le 29 Septembre 2013

Genre : Roman

Date de parution : 2012

Quatrième de couverture :

"La colocataire est la femme idéale."

Mon avis :

Cette réécriture du célèbre conte de Perrault est une version moderne, originale, pleine de suspense et d'un humour macabre, dont les personnages, toujours aussi décalés et hauts en couleurs, sont typiques des romans d'Amélie Nothomb.

Une lecture à la fois fluide, plaisante et intrigante, que je recommande vivement !

Barbe bleue, d'Amélie Nothomb

Voir les commentaires

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

Repost 0