Grâce et dénuement, d'Alice Ferney

Publié le 3 Janvier 2016

Genre : Roman

Date de parution : 1997

Quatrième de couverture :

Eux, c'est une famille de Gitans installés illégalement sur un terrain vague de la banlieue parisienne - ils n'ont rien d'autre que " leur caravane et leur sang". Elle, c'est une bibliothécaire douce et généreuse, une "gadjé", qui a l'amour des livres. Le roman raconte leur rencontre inattendue, lorsque la jeune femme décide d'initier les enfants du camp au plaisir de la lecture.

Mon avis :

Parmi toutes les raisons qui m'ont donné l'envie de lire ce livre, j'en citerai quatre : la beauté du titre "Grâce et dénuement", la valeur de l'auteur, Alice Ferney (dont L'élégance des veuves m'avait subjuguée), les thèmes abordés (la société, le milieu du livre et l'éducation à la culture ; le monde des gitans que j'avais déjà découvert en littérature avec Mon amour, ma vie, qui m'avait énormément marquée), et l'obtention du prix "Culture et bibliothèque pour tous".

Mes attentes étaient donc élevées avant même la lecture de ce roman... Pour autant je n'ai pas été déçue ! Le personnage d'Esther, la bibliothécaire, est admirable tant pour son dévouement que pour son amour des enfants et des livres, et cette histoire m'a redonné conscience de la chance que j'ai d'exercer le métier d'orthophoniste, et de pouvoir ainsi aider des enfants en difficultés, y compris issus de familles défavorisées, à accéder au plaisir de la lecture.

Extraits :

"Les enfants allaient adorer cette histoire. [...] Elle lisait au hasard des pages en se réjouissant. [...] Il y avait un secret au cœur des mots. Il suffisait de lire pour entendre et voir, et l'on n'avait que du papier entre les mains. Il y avait dans les mots des images et des bruits, la place de nos peurs et de quoi nourrir nos cœurs. Elle ne s'arrêtait plus de lire."

***

"C'est de la douleur d'aimer, ça c'est bien sûr, mais c'est tout pire de ne pas aimer. [...] On est fait pour ça. [...] Ne te garde pas. Ce qu'on garde pour soi meurt, ce qu'on donne prend racine et se développe. [...] L'amour c'est le plus difficile. Ça vous prend, ça vous malmène, ça vous agite. Et puis quand on croit que c'est gagné, qu'on a dans sa vie celui qu'on voulait, ça se lasse, ça se fatigue, ça se remplit de doute. Mais c'est que dans ce manège qu'on a l'impression de vivre."

Grâce et dénuement, d'Alice Ferney

Rédigé par Perrine

Publié dans #Romans

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